المجلس الوطني المستـقـل لأساتذة التعليم الثانوي و التقني

Conseil  National Autonome des Professeurs de l'Enseignement Secondaire et Technique

***Non à la dilapidation de l’argent des œuvres sociales***Pour l’abrogation de l’arrêté ministériel N° 94/158 concernant la gestion des œuvres sociales***Pour l’application des textes de loi régissant la médecine de travail.***Pour la concrétisation des articles 8 et 80 de la loi d’orientation de l’éducation nationale***Pour une formation de qualité des enseignants***Pour la réhabilitation des PTL et des professeurs ingénieurs***L’approche par compétence nécessite un régime de récompense***Pour l’intégration des enseignants contractuels***Pour : « Nombre de divisions pédagogiques + nombre de matières = nombre de professeurs principaux »*** Tous ensemble ; notre salut dépend de notre union***Pour un syndicalisme résolument revendicatif***Pour un régime indemnitaire revalorisant le statut social de l’enseignant***Pour l'application du régime indemnitaire avec l'effet rétroactif à partir du 1 janvier 2008***Pour une concrétisation effective des résultats des travaux des trois commissions mixtes***24 février 2010 rétablira le sens symbolique du 24 février 1956***Aissat Idir :Nous sommes tes dignes héritiers .***24 février 1971: nationalisation des ‎hydrocarbures--24 février 2010: Pour la nationalisation de l'argent des oeuvres sociales.

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L'Expression 08-03-2010

MOUVEMENT DE GRÈVE DANS L’ÉDUCATION
Une reprise mi-figue mi-raisin

Les menaces de sanction du ministre de l’Education ont fait plier la majorité des enseignants.

Entre la peur des menaces du ministère et le sentiment de solidarité entre syndicats, la reprise, hier, des cours s’est faite, dans l’anarchie. Si les uns ont rendu leur tablier, les autres ont prolongé leurs vacances. A Alger, à l’instar de certaines wilayas, la reprise était mi-figue, mi-raisin. Une certitude. Les menaces du ministre de l’Education, Boubekeur Benbouzid, ont fait plier les enseignants. La reprise a bien eu lieu dans la majorité des établissements. Cela n’exclut pas, bien entendu, que le débrayage s’est poursuivi dans d’autres établissements. A Alger, la reprise était partielle. Une tournée au niveau des établissements de la capitale a suffi pour constater que le mot d’ordre de grève trouve toujours un écho. Hussein Dey, à 10h, les élèves se cachent sous leur parapluie et rebroussent chemin pour rentrer chez-eux. «Pas de reprise. Ils nous ont fait sortir du lycée», a déclaré une élève du lycée Aïcha. Elle n’était pas la seule. Des dizaines d’autres quittent l’école pour se mettre au chaud et éviter le froid glacial de la journée d’hier. «Je n’ai vu aucun enseignant reprendre les cours», a confié Amine, 16 ans, lycéenne à Hussein Dey. Cette ambiance donne déjà un avant-goût de ce qui se passe dans d’autres établissements de la capitale. Au lycée Emir-Abdelkader, à Bab El Oued, les élèves passent leurs examens. Mais, pas tous. «Nous avons passé le premier examen de 8h à 10h, mais après ils nous ont fait sortir. Nous avons un autre examen, mais nous ne l’avons pas fait», explique Zinou, un élève de terminale. Pour connaître le taux de reprise, on a essayé de discuter avec le proviseur du lycée Emir-Abdelkader. Mais l’agent de sécurité nous a interdit l’accès. «On ne vous reçoit pas!» Cette déclaration émane de la bouche du gardien de l’établissement et non pas d’un responsable. Le «Monsieur» ne veut rien entendre. «Je vous ai dit que je n’ai rien à transmettre au directeur. Quittez les lieux s’il vous plaît». Résignés, on quitte, donc, les lieux à destination du lycée, les Frères Barberousse ex-Delacroix. Sur les lieux, tout se passe bien. Pas de grève. Les élèves poursuivent leurs études normalement. Cet établissement n’a pas été touché par le mouvement de grève, dans la mesure où les cours ont été assurés d’une façon régulière, la semaine dernière. A El Idrissi, à la place du 1er -Mai, la paralysie était totale. Presque tous les élèves ont été obligés de quitter les classes. «Pas de cours. Pas d’enseignants. C’est le gel total», avoue un groupe d’élèves rencontrés sur place. Impossible de confirmer de tels propos auprès de l’administration. Une femme en blouse blanche nous repousse du portail du lycée: «Il vous faut une autorisation de l’Académie d’Alger. Sans cette autorisation je ne vous ouvre même pas la porte.» En ce qui concerne la reprise en dehors de la capitale, elle s’est déroulée dans le flou. A Béjaïa, la reprise s’est faite dans une cacophonie totale. Par manque d’information, les travailleurs et enseignants exerçant dans le cycle moyen ont partiellement suivi le mot d’ordre de reprise lancé par le conseil national du syndicat majoritaire l’Unpef. La délégation représentant la wilaya de Béjaïa a quitté le conseil national de l’Unpef, samedi, sur une position de rejet de la reprise. Le même constat reste valable pour la wilaya de Tizi Ouzou. La reprise des cours s’est déroulée dans un flou qui a visiblement perturbé les élèves. Malgré l’appel de l’Unpef à la reprise, certains établissements n’ont pu accueillir les collégiens. Toutefois et de façon globale, les cycles primaire et moyen ont repris le travail dans des conditions normales.
A Bouira, les menaces du ministre n’ont finalement pas influé sur la décision des enseignants. Les bureaux locaux du Cnapest ont reconduit le mouvement de grève. L’ensemble des établissements secondaires de la wilaya ont renvoyé les élèves jusqu’à demain ou mercredi. Toutefois, la reprise a touché partiellement les établissements d’enseignement moyen. A noter que dans quelques collèges, la reprise a été totale selon la direction de l’éducation.
Les enseignants d’Oran n’ont pas attendu la tenue, aujourd’hui, du conseil national extraordinaire du Cnapest pour renouer avec les cours. Si certains enseignants, tous paliers confondus, ont repris le chemin des classes, les enseignants du secondaire campent toujours sur leurs positions. A Constantine, la majorité des établissements scolaires a repris le travail, y compris ceux affiliés au Cnapest qui comptaient reprendre leur exercice aujourd’hui. En effet, certains enseignants ont rejoint leurs postes hier sans attendre la décision du bureau national.

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Communiqué du bureau national

23/02/2010

     Sur médiatisation, tromperie, diversion et violation de la vie privée de l’enseignant, sont autant de faits ayant entaché la démarche du M.E.N, et ce, suite à la publication du soi-disant bulletin de paie dans la presse et les médias lourds nationaux, alors que dans les sommes d’argent communiquées ou y a intégré l’I.A.P.P. calculée sur la base de 40% et payée semestriellement, laquelle indemnité, si elle est soustraite, montrera que l’augmentation ne dépasse pas 10% du nouveau salaire de base, ce qui est très loin de l’accord conclu avec le M.E.N dans le cadre de la commission mixte et loin de l’aspiration de l’éducateur algérien à un salaire lui préservant sa dignité et lui conférant un statut social acceptable.

             Le bureau national du CNAPEST, tout en dénonçant cette sur médiatisation et cette tentative de duper l’éducateur en entretenant délibérément le flou à travers un communiqué du ministère, le moins que l’on puisse dire est qu’il vise vainement à monter l’opinion public contre l’enseignant, exige de la tutelle le respect du cadre du travail instauré par le gouvernement pour l’élaboration du régime indemnitaire devant déboucher sur la mise à jour et la revalorisation des anciennes primes, au nombre de quatre avec institution de nouvelles d’une valeur considérable qu’on ne retrouve, hélas,  pas dans le communiqué du ministère.

            Aussi, il est à préciser que les arriérés et rappels par lesquels la tutelle tente de tromper l’éducateur ne sont  en définitive que le du de ce dernier, et ce, conformément au décret présidentiel 304/07 portant sur la nouvelle grille nationale des salaires.

Par ailleurs, le procès verbal ayant suspendu la grève nationale des trois semaines du mois de novembre comprenait la satisfaction des deux autres dossiers que sont les œuvres sociales que le M.E.N a ignoré dans son communiqué.

             Par conséquent, le bureau national du CNAPEST n’étant pas en possession de réponses convaincantes à propos des revendications des enseignants au regard de l’ambiguïté préméditée, fait porter au M.E.N l’entière responsabilité des conséquences qui en découleraient et informe les PEST que le communiqué du conseil national N° 01/a /2010 du 06/02/2010 demeure en vigueur et les appelle à rester mobilisés autour de leur syndicat pour arracher leurs revendications légitimes.

              Enfin, eu égard des violations répétées des lois de la république et pour sauvegarder la crédibilité des institutions de l’Etat et rétablir la confiance en elle, le bureau national du CNAPEST lance un appel à son excellence le président de la république, en sa qualité de premier magistrat du pays, à s’impliquer afin de rétablir l’éducateur algérien et lui donner le rang social à même de lui permettre de se consacrer à sa noble mission qui consiste en la formation du citoyen de demain.     

                                                                                       

P/ le bureau national

 

Déclaration du Bureau National

19/02/2010 

            Ayant pris connaissance, par le biais de la presse nationale, des déclarations faites par monsieur Khaldi, secrétaire général du M.E.N, à travers lesquelles il dévoile toute l’ampleur de son désarroi, face à la mobilisation sans précédent du corps éducatif et à sa détermination à entamer un mouvement de grève à partir du 24 février 2010 qui ne s’arrêtera qu’une fois les revendications relatives au régime indemnitaire, aux œuvres sociales et à la médecine du travail satisfaites comme convenu dans les commissions mixtes : ministère- syndicats CNAPEST et UNPEF.

             Le SG du M.E.N, aurait mieux fait d’annoncer les réponses attendues par la communauté éducative au lieu de se hasarder dans des accusations et des menaces dont l’intention est de tromper l’opinion publique, ne travaillant pas ainsi les intérêts du secteur dont il a pourtant la charge d’assurer la stabilité.

             Le bureau national du CNAPEST, tient à dénoncer vigoureusement les provocations de ce responsable, qui semble vouloir pousser la situation au pourrissement dont il est le seul à en détenir les tenants et aboutissants.

             Dans ses tentatives maladroites et vaines de verser dans la diversions, alors qu’il aurait du donner des réponses concrètes aux revendications dont la légitimité est reconnue publiquement par les pouvoirs publics, le SG se permet d’assimiler la protestation pacifique et réglementaire des enseignants à une pratique terroriste dont le but serait, à en croire les allégations de ce responsable, de briser l’avenir des générations et de clochardiser la grève, faisant fi ainsi des sacrifices consentis, ainsi que des efforts déployés par les enseignants durant les années difficiles qu’a vécues notre pays pour dispenser à nos progénitures le savoir et ce, en dépit des défaillances criardes contenues dans les programmes parachutés.

Poussant encore loin ses accusations, monsieur Khaldi va jusqu’à qualifier les syndicalistes de groupe de manipulateurs qui seraient, selon lui, eux même manipulés par des partis politiques ! Et sur ce point précis, le bureau national du CNAPEST refuse des se laisser entrainer par le S.G sur le terrain politique et tient à se limiter à sa seule mission syndicale qui consiste en la défense des intérêts matériels et moraux des adhérents du CNAPEST.

               Il est néanmoins à relever que les seuls mérites de la sortie ratée de monsieur Khaldi est celui d’avoir apporté les preuves de son incapacité à gérer les conflits qui surviennent dans le secteur et d’avoir avoué l’inefficacité de son département de la communication, chose vérifiée par y compris l’opinion publique qui relève, à juste titre, que monsieur Khaldi excelle surtout dans l’art de contredire son propre ministre.

 

             En fin, le moins que l’on puisse dire à propos des agissements de ce responsable est qu’ils sont contraires à l’éthique et aux lois en vigueur, lui qui n’hésite pas, à titre d’exemple, de nous déclarer qu’il n’est pas tenu de respecter les PV cosignés, voir mêmes les lois qu’il est sensé respecter et appliquer strictement : « Ne me parler pas de la loi 88/07 relative à la médecine du travail » dixit monsieur khaldi lors de la dernière réunion de travail tenue sous sa présidence.

 

Alger, le 19/02/2010

P/ le bureau national

 

 

Conseil  National Autonome des Professeurs de l'Enseignement Secondaire et Technique

cnapest@gmail.com