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www.lecourrier-dalgerie.com
23/08/2010

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RENTRÉE SOCIALE
De la fumée… Attention au feu !
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La rentrée sociale approche. Les différents départements
ministériels mais aussi les partenaires sociaux préparent ce
come-back. Et chacun à sa manière. Les uns et les autres emploient
les mêmes mots mais dans un sens différent. Les montres des uns et
des autres n’indiquent pas la même heure. Il faut dire que les
prémices d’une entrée perturbée sont là : menaces des syndicalistes
de renouer avec la protestation, malaise au niveau de certains
secteurs, Code du travail, dossier de la retraite, rappel des
enseignants pas encore versés… Voilà, en somme, les éléments qui
risquent de faire mal lors de la prochaine rentrée sociale. MONTÉE
AU CRÉNEAU DES SYNDICATS
Une chose est sûre : les clignotants sont au rouge. Deux
départements et de surcroît névralgiques sortent du lot :
l’éducation et la santé. Le secteur de l’éducation nationale qui a
connu l’année dernière un large mouvement de grève risque de revivre
le même scénario. Certes, le premier responsable de secteur a
organisé une série de rencontres avec ses directeurs de l’éducation,
dont la première a été tenue mercredi dernier, mais cela reste de
loin insuffisant pour dire que le feu est définitivement éteint. La
fumée est toujours omniprésente. D’autant que d’autres, le
non-versement, du moins en totalité, des rappels 2009 au profit des
enseignants. Cette « volte face » du ministre risque de faire couler
beaucoup d’encre sous peu. Le Conseil national autonomes des
professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) met,
déjà, en garde Benbouzid quant à toute tergiversation dans le
traitement de cette question. Les oeuvres sociales, le régime
indemnitaire ainsi que de la médecine du travail attendent,
également des réponses positives de la part du ministère de
l’Éducation nationale. Sur le plan pédagogique, la situation n’est
guère meilleure. Outre, la grogne des enseignants, la colère
pourrait toucher les élèves. Et ce n’est pas sans motifs. Le constat
n’est pas du tout reluisant : classes pléthoriques, programmes
surchargés et un volume horaire on ne peu plus suffoquant.
D’ailleurs l’année précédente, les élèves sont montés au créneau
pour dénoncer cet état de fait. C’est ainsi qu’il ont mis l’accent
sur la nécessité urgente de procéder à l’allégement des programmes.
Comme ils ont interpellé Benbouzid afin de trouver la meilleure
formule possible pour réduire le volume horaire qualifié alors
d’insupportable. Du côté du secteur de la santé, les choses ne se
présentent pas sous de bons auspices. Les praticiens de la santé
publique attendaient toujours des mesures concrêtes quant à la prise
en charge de leur plateforme de revendications. Ces derniers
réclament la révision purement et simplement de l’actuel statut
particulier élaboré selon eux, d’une façon unilatérale par le
ministère alors sous la direction de Saïd Barkat. À cela, il y a
lieu d’ajouter la mise en place d’une commission mixte pour le
régime indemnitaire. Le département de Ould Abbès fait, aussi, face
à une pénurie du médicament. Le problème est sérieux sans pour
autant arriver à lui trouver une issue. La mise en place d’une carte
de la santé est tout bonnement renvoyée aux calendes grecques. Comme
c’est le cas, d’ailleurs, pour les autres chantiers engagés mais qui
tardent toujours à voir le jour à savoir, le Code de la santé. Le
port d’Alger risque lui aussi la paralysie à l’orée de la prochaine
rentrée sociale. Le Syndicat des travailleurs de l’entreprise Dubai
porword Djazeair (DPW) gestionnaires du terminal à conteneurs du
port d’Alger menace d’une grève. La protestation est, selon lui,
motivée par « l’inertie de la direction quant à la prise en charge
de leurs revendications. Celles-ci tournent autour de la nécessité
de réduire le volume du travail actuel imposé par la direction aux
travailleurs, la signature d’une convention jusque-là refusée par la
direction. Les dockers trouvaient insensé ce refus. L’augmentation
des salaires figurait également au rang des éléments incontournables
de la plateforme des revendications du syndicat.
CES ASSURANCES QUI NE RASSURENT PAS
Les assurances des ministères concernés par les mouvements de
protestation des syndicats autonomes ne manquaient point : Ould
Abbès avait à moult reprises indiqué que les revendications des
partenaires sociaux seront prises en charge. Il a même reconnu que
le corps médical est mal payé et qu’il fera tout pour lui redorer le
blason. Ces déclarations ne sont pas tombées dans l’oreille d’un
sourd. Et pour cause, les syndicalistes ont salué le discours du
ministre en proférant, toutefois, quelques réserves. Pour eux,
l’essentiel est de joindre à ses propos des actes. Pour les
professionnels de la santé tout sera clair d’ici la rentrée sociale.
Et de mettre en garde Ould Abbès : Seul des mesures fiables
pourraient mettre fin à ce bras de fer qui n’a que trop duré. De son
côté, son collègue du gouvernement, le ministre de l’Éducation
nationale, Boubekeur Benbouzid peine à convaincre les syndicats de
son secteur de renoncer à leur mouvement de protestation. Les
syndicalistes reprochent à leur ministère sa politique de fuite en
avant quant à la prise en charge concrète, de leurs revendications.
D’ailleurs, cette manière de gérer les conflits sociaux a failli
engendrer l’irréparable, l’année dernière. Une année blanche a été
évitée de justesse. Mais il a été enregistré un retard considérable
dans l’avancement des programmes. Un état de fait qui a brouillé les
cartes du ministère, notamment pour les sujets du BAC qui ont été
confectionnés uniquement sur la base du premier trimestre.
Autrement, l’évaluation des élèves n’a été faite que sur 60% du
programme scolaire. Éviter à un tel scénario de se reproduire cette
année est le crédo du ministère mais qui passe inéluctablement par
la prise en charge des revendications des enseignants et surtout par
la mise en place d’un programme allégé, un emploi du temps souple
concocté selon les normes pédagogiques.
RETRAITE, CODE DU TRAVAIL ET AUTRES DOSSIERS QUI FÂCHENT
D’autres points aussi compliqués qu’épineux attendent des réponses
fiables et claires de la part de la tutelle. Il s’agit, notamment,
des deux dossiers en l’occurrence le Code du travail et celui de la
retraite. Depuis l’annulation du dispositif relatif au départ à la
retraite avant l’âge légal de 60 ans, la tension n’a pas baissé d’un
pouce du côté des travailleurs. Les syndicalistes, quant à eux,
voyaient du mauvais oeil cette décision prise, faudra-t-il le
rappeler, lors de la dernière tripartite. Ils réclament le maintient
de l’ancien système. Notons, dans ce sillage, que le ministre de
l’emploi et de la Sécurité sociale,Tayeb Louh a souligné, ce jeudi,
que ce dossier est entre les mains du Premier ministre, Ahmed
Ouyahia. Il y a également le projet de loi portant nouveau Code du
travail. Un projet qui a suscité des inquiétudes parmi les
travailleurs. Ceux-ci appréhendent la manière « en catimini », avec
laquelle le département de Tayeb Louh avait procédé à son
élaboration. Tout ça pour dire combien le terrain, même s’il est
prématuré d’avancer quoi que ce soit, est miné à la veille de la
rentrée sociale… Attention à la marche.
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Amokrane Hamiche
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La Dépêche
de kabylie
22/08/2010.
Vers des mouvements de protestation d’envergure
dès la prochaine rentrée scolaire
Le Cnapest tiendra son conseil national le 15
septembre prochain
Le conseil national autonome des
professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) prévoit d’aller
vers des mouvements de protestation d’envergure dès la prochaine rentrée
scolaire.
Le Cnapest sollicite le ministre de l’Education nationale à ce que son
département introduit deux nouvelles primes dans le dossier du régime
indemnitaire.
Cette entité syndicale demande à la tutelle d’honorer ses promesses concernant
le dossier des œuvres sociales pour rétablir la stabilité dans ce secteur dès la
prochaine rentrée scolaire.
Dans le cas contraire, le Cnapest brandit la menace d’aller vers des actions
d’envergure. " Notre syndicat tiendra son conseil national le 15 septembre
prochain, pour décider de la forme des mouvements de protestation à tenir dès la
rentrée scolaire, si le ministère de tutelle se confine dans sa politique de
fuite en avant ", a indiqué le chargé de l’information et de la communication
au sein du Cnapest. Devant cet état de fait, le Cnapest a appelé à la tenue des
assemblées générales le 6 septembre prochain, pour décider de la forme des
mouvements de protestation.
Cette organisation syndicale a dénoncé vigoureusement la fuite en avant du
ministère de tutelle dans le versement du rappel 2009 dans le délai arrêté. "
D’après une source proche du ministère, seulement 50% du rappel 2009 sera versé
aux enseignants avant la fête de l’Aïd El Fitr. Ainsi nous demandons à ce que
les 50% restant soient versés avant la fête de l’Aïd El Adha ", a tonné M.
Messaoud Boudiba.
Cet organisme syndical déplore en outre, "la marginalisation qu’il subit de la
part de la tutelle, et ce, en prenant des décisions de manière unilatérale, sans
la participation des partenaires sociaux".
Par ailleurs, le Cnapest demande à ce que le ministère prenne en considération
le protocole d’accord consigné par les syndicats autonomes et le ministère de
tutelle le 25 décembre 2008 et celui du 23 novembre 2009. Ce syndicaliste dira
en outre, “qu’il est nécessaire, voir vital de se mobiliser autours de la
confédération des syndicats algériens (CSA), en vue de défendre les intérêts des
travailleurs et les libertés syndicales ".
Le Cnapest réitère en outre, son attachement à sa plate-forme de revendications
dans laquelle figure : " la retraite après 25 ans de service, la refonte de la
gestion des œuvres sociales, ainsi que l’ouverture du dossier de la médecine du
travail ".
Lemya Ouchenir |
Article d'El Watan du mercredi 18/08/2010
Mansour Arrouch n’est plus
La famille de la presse vient, une nouvelle fois, d’être endeuillée
par la mort tragique et subite d’un de ses membres.
Hier, alors qu’il se rendait en compagnie de
son jeune fils à Oran, Mansour Arrouch a croisé la Faucheuse non loin de Bir
El Djir, à l’entrée d’Oran. Il avait quitté, avec son jeune enfant,
Mostaganem à destination d’Oran à bord de la toute nouvelle voiture
familiale. La veille, avec son épouse, ils étaient déjà à Oran avec l’autre
enfant de la famille qui devait subir des examens de contrôle, suite à une
intervention chirurgicale intervenue il y a à peine huit jours. La maman,
comme de coutume, avait décidé de passer la nuit aux côtés de son enfant
convalescent. Hier matin, toute la famille devait se retrouver.
Malheureusement, sur cette RN11 légèrement détrempée par une averse
matinale, la voiture a dérapé. Perdant le contrôle de son véhicule, Mansour
est emporté dans un tourbillon infernal qui lui ôtera la vie ainsi que celle
de son enfant de 7 ans. Les gendarmes rapidement accourus sur les lieux ne
feront que constater l’extrême gravité du drame qui venait de s’abattre sur
cette paisible famille. Les deux corps seront retirés de la carcasse du
véhicule. A quelques kilomètres plus loin, son épouse qui attendait
l’arrivée du mari et du fils ne s’attendait pas à recevoir cet appel fébrile
et matinal d’un proche ami, lui aussi journaliste.
Ce dernier n’aura pas la force de lui annoncer
la terrible nouvelle, il lui demandera d’entrer en contact avec la
gendarmerie, car son mari venait d’avoir un accident. La nouvelle de la
disparition de Mansour Arrouch plongera ses collègues, journalistes et
correspondants, ses camarades du Cnapest où il jouait un rôle central ainsi
que la grande famille de l’éducation nationale dans une tristesse
incommensurable.Car l’homme n’était pas qu’un simple professeur de
philosophie, ni tout juste un correspondant de province, encore moins un
citoyen ordinaire. Pétri dans une rigueur et une honnêteté d’acier trempé,
il avait un sens très développé du bien commun. Correspondant pour En Nasr
de Constantine, il travaillait également à Saout El Gharb où il s’est fait
une place impossible à combler. Rigoureux comme un mathématicien, droit
comme une règle, attentif comme un poète, comme un marabout des temps
anciens, objectif comme l’éclair, il savait mieux que quiconque faire la
part des choses. Ses «papiers» étaient une référence, ses analyses étaient
fort appréciées, y compris par ceux qu’il égratignait sans sourciller.
Avec sa mort, Mostaganem et sa région, la presse arabophone, le monde de la
culture dont il était si proche, le corps enseignant ainsi que l’ensemble de
la classe politique perdent un précieux compagnon, un délicieux collègue, un
subtil penseur et un honnête homme. Ce quadragénaire malingre et passionné
nous manquera à toujours. A sa famille, à ses proches, à ses collègues de
l’enseignement et de la presse, nous leur disons notre profonde compassion
et notre insurmontable douleur.
Yacine Alim
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Presse du Mercredi
21 juillet 2010
LIBERTÉ:
En prévision de la rentrée scolaire-Le Cnapest
compte relancer la protestation.
L'EXPRESSION:
RENTRÉE SCOLAIRE 2010-2011:Les
enseignants menacent déjà.
La Dépêche de Kabylie:
Le Cnapest dénonce la fuite en avant de la
tutelle.
Le Soir d'Algérie:
Le pest menace de perturber la
rentrée.
Suite |
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Le Soir d'Algerie :
ÉDUCATION Benbouzid-Cnapest, le bras de fer
Les syndicalistes du Cnapest craignent un
début de chasse aux sorcières au sein du département de l’Education nationale,
dont eux-mêmes seraient les cibles. Au regard des directives publiques de
Benbouzid à l’adresse du wali de Boumerdès, cette appréhension ne semble pas
dénuée de tout fondement. Le bureau du Cnapest à Boumerdès a répliqué sèchement,
par le biais d’un communiqué demandant au ministre d’ouvrir d’abord le dossier
de la gestion des œuvres sociales des enseignants.
Lors de sa visite le 10 juin dernier dans la wilaya de Boumerdès pour superviser
le déroulement des épreuves du bac 2010, le ministre de l’Education n’y est pas
allé avec le dos de la cuillère pour fustiger les syndicalistes du Cnapest, plus
spécialement ceux du bureau de Boumerdès. Même le wali, Brahim Merad, a été
visiblement décontenancé par la virulence du langage de Benbouzid. Selon les
informations rapportées par un responsable présent sur les lieux, le ministre a
tenu ces propos à l’adresse du wali : «Je vous demande d’ouvrir des dossiers sur
ces gens et de les suivre de près.» Notre source indique que le ministre a
énuméré les griefs qu’il retient à l’encontre des représentants du syndicat
autonome Cnapest, ceux de la wilaya de Boumerdès particulièrement. Selon
Benbouzid, ces derniers agissent contre les intérêts des élèves, utilisent le
syndicat à des fins personnelles et également pour faire de la politique. Le
ministre a loué, à l’occasion, l’intervention du gouvernement qui, selon lui, a
empêché l’année blanche à laquelle voulaient parvenir les organisations
syndicales autonomes. Dans son «réquisitoire» contre les élus du Cnapest, le
ministre a, cependant, omis d’avancer des preuves pour appuyer ses accusations.
A rappeler qu’il y a quelques mois, lors d’une réunion des cadres de ce
ministère Boumerdès, le secrétaire général de ce département est allé jusqu’à
comparer les syndicalistes du Cnapest à des terroristes. Il convient de noter
que les deux hauts responsables de l’éducation s’attaquent, là, au noyau dur du
Cnapest. La wilaya de Boumerdès répond massivement à chaque appel de la
direction nationale de ce syndicat. D’ailleurs, le chargé de l’information du
bureau national du Cnapest, Boudiba Messaoud, est originaire de cette région.
Dès que les accusations formulées par le ministre ont été portées à leur
connaissance, les membres du bureau de Boumerdès ont réagi en tenant une réunion
extraordinaire, dont ils nous ont transmis une copie du communiqué final. Ne se
comportant pas en victimes, ils se montrent, comme à leur habitude, offensifs.
«Nous demandons l’ouverture de dossiers spéciaux sur la gestion des œuvres
sociales et d’une enquête sur la représentativité de certains syndicats qui
n’ont aucune trace sur le terrain, mais qui jouissent pourtant de votre
protection et de privilèges exorbitants», écrivent-ils à l’adresse de Boubekeur
Benbouzid. S’agissant de l’accusation de pratique politique des syndicalistes,
les rédacteurs rétorquent que cet argument a fait son temps et ne peut avoir
aucun effet sur l’opinion publique. «Si la défense des revendications sociales
et professionnelles des professeurs devient une activité politique, alors, nous
en sommes fiers», clament-ils. Et d’ajouter : «La menace d’ouvrir des dossiers
spéciaux contre les représentants syndicaux nous ne fait pas peur. Cependant,
nous considérons l’éventuelle ouverture de ces dossiers comme un travail
policier répressif qui contredit les lois et les règlements en cours. C’est, par
ailleurs, une atteinte flagrante aux libertés en général, et aux libertés
syndicales en particulier.» Les membres du Cnapest de Boumerdès prennent, par
ailleurs, à témoin les responsables locaux quant à leur intégrité qui leur
interdit de demander des privilèges, comme le laisse entendre le ministre. Pour
eux, les déclarations intempestives du premier responsable du secteur de
l’éducation risquent d’envenimer le climat social lors de la prochaine rentrée
scolaire. «La réalité prouve les grands efforts que consent le Cnapest au
service du collectif de l’éducation et, en premier lieu, de l’élève», conclut le
communiqué.
Abachi L.
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Lettre ouverte à son excellence
monsieur le président
De la république algérienne
démocratique et populaire
Monsieur le président ;
C’est avec un grand
honneur que nous nous adressons à vous, par le biais de cette lettre ouverte, au
nom de l’ensemble des adhérents du conseil national autonome des professeurs de
l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST) qui se trouve à l’avant-garde
des représentants des éducateurs dans le secteur de l’éducation dans notre pays.
Nous nous sommes déjà adressés à votre excellence par le biais de monsieur le
ministre de l’éducation nationale et ce en date du 05 Octobre 2009, date
correspondant à la journée internationale de l’enseignant. Hélas, les pratiques
répressives à notre encontre, comme seule réponse du ministère, soutenu en cela
par le gouvernement, nous amènent à nous adresser de nouveau à votre excellence
à travers de la presse nationale et ce, dans l’espoir que cette fois, notre
cri vous parvienne et trouve l’écho tant attendu.
Suite
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LE QUOTIDIEN
d’Oran
Bac : Les mises en garde du Cnapest
Par Moufida R.
«
L'Office national des examens et concours (ONEC) vient de décider de porter le
nombre de candidats aux examens du baccalauréat de 20 à 25 par salle, sans
augmenter le nombre de surveillants, c'est ce qui augure d'un risque d'une
fraude massive au bac, les candidats vont pouvoir tricher avec cette mesure».
C'est ce que nous a révélé, hier, Nouar Larbi, le coordinateur du Cnapest, au
cours d'une communication téléphonique. En ajoutant que «cette décision confirme
les mauvaises intentions de la tutelle qui veut faire de cette année une
réussite, quitte à utiliser des moyens peu orthodoxes». Notre interlocuteur
poursuit : «les années précédentes, le nombre de candidats était de 20 par salle
d'examen, pourquoi avoir changé le programme alors qu'il aurait été plus
judicieux de baisser le nombre aux prétendants au bac et non le revoir à la
hausse, pour faciliter le travail aux surveillants, car avec une telle décision,
même ces derniers sont exposés à des risques d'agressions». Le ministre avait
affirmé, la semaine dernière, que «les moyens, mobilisés cette année, sont
hautement supérieurs à ceux de l'année dernière, et ce, en termes de
surveillance, d'observateurs et de matériels et que les examens de fin d'année,
des trois paliers, se dérouleront dans de très bonnes conditions», en ajoutant
que «concernant le taux de réussite au baccalauréat, que son secteur est arrivé
à multiplier ses scores en passant de 20% de réussite au bac, il y a quelques
années, à 55% actuellement, nous atteindrons un taux de 70% à moyen terme».
Chose qui semble pour le responsable syndical «totalement utopique vu que le
ministre continue à tergiverser et à occulter les véritables problèmes dans
lesquels se débat l'Ecole algérienne qui jusqu'à l'heure actuelle, est bloquée
et a montré ses limites. Il faut revoir les méthodes de travail et d'examens
pour accéder à une Ecole publique républicaine forte et efficace, nous allons
droit vers un désastre au niveau de la qualité des études, ceux qui vont obtenir
le bac ne sont pas prêts à accéder à l'université dans de telles conditions». Et
de conclure: «par de telles méthodes, on veut encourager et généraliser
massivement la fraude et la tricherie». La date du début des épreuves du
baccalauréat a été fixée au 6 juin prochain. Quant au contenu des épreuves, le
ministre avait affirmé que «les sujets d'examens ne porteront pas sur des
questions non traitées». Par ailleurs et s'agissant de l'activité syndicale, le
chargé de la communication du Cnapest, Messaoud Boudiba nous a indiqué que «11
bureaux de wilaya du syndicat sur les 48 affiliés au Cnapest à savoir: Bouira,
Ouargla, Annaba , Souk Ahras, Relizane, Médéa, Saïda, Sétif, Tizi-Ouzou,
Constantine et Boumerdès, ont tenu leurs conseils, en début de semaine; les
responsables syndicaux des trois dernières wilayas ont pris langue avec les
directeurs d'Education qui les ont conviés à la table des négociations et ont pu
aplanir certains dossiers administratifs. Alors que les autres sont en cours».
Pour rappel, les 11 bureaux de wilayas suscités avaient décidé d'un boycott
administratif, suite à la grève d'une journée et d'un sit-in initiés au mois
dernier, pour dénoncer les atteintes aux droits syndicaux et aux pressions
exercées par les responsables de l'Education dans ces différentes wilayas, les
empêchant de tenir des réunions et des regroupements et ce, en application de
l'instruction de Benbouzid après un recours à la justice qui a décrété la grève
dans l'Education, illégale. Les PES avaient décidé de ne pas livrer les notes
des élèves à l'administration. Pour le coordinateur du Cnapest «ces négociations
ne remettent pas en question nos revendications et nous attendons toujours
qu'elles soient concrétisées, nous tenons à ce que les décisions prises au sein
des commissions de travail mixtes, installées suite à la grève de trois semaines
du mois de novembre, soient appliquées s'agissant des dossiers du régime
indemnitaire, des œuvres sociales et enfin la médecine du travail». A une
question sur le boycott des examens du bac, notre interlocuteur nous dira: «nous
n'avons rien tranché pour l'instant et c'est au conseil national de prendre la
décision de corriger ou pas le épreuves du bac». En ajoutant que «le conseil
national du Cnapest se réunira, d'ici la fin du mois en cours mais de toute
évidence, nous ne cherchons pas à pénaliser nos élèves mais la balle reste dans
le camp du ministre de l'Education et c'est à lui d'assainir la situation». Sur
le chapitre de la lutte syndicale, la toute fraîche Confédération des syndicats
algériens (CSA), créée récemment par quatre syndicats, en l'occurrence:
l'intersyndicale de la Santé représentée par le SNPSP et SNPSSP ainsi que ceux
de l'Education : le Cnapest et l'Unpef, le Dr Merabet, président du SNPSP, nous
a informé, hier, que la tenue de la deuxième réunion prévue, lundi dernier, a
été reportée à samedi prochain.
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