المجلس الوطني المستـقـل لأساتذة التعليم الثانوي و التقني

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حوصلة للتغطية الندوة الصحفية التي نشطها المكتب الوطني يوم 30 ديسمبر 2007 

LE JOUR D’ALGERIE

Le 02/01/2008

 

Front social

Hommage à Redouane Osmane et cacophonie syndicale

L’année 2008 va commencer sous le signe de la protestation sociale  avec la grève annoncée pour les 12 et 13 janvier prochains.

Le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) vient d’appeler dimanche à observer un arrêt de travail pendant ces deux journées pour marquer son rejet de la nouvelle grille des salaires. Joint hier par téléphone Larbi Nouar, président du Cnapest a précisé : «Ce qui a été fait par rapport à la grille des salaires est fait, maintenant on veut sauver le régime indemnitaire, les autorités nous consultent mais ne prennent pas en considération nos propositions, nous voulons être entendus sur la question des statuts particuliers pour sauver les salaires » et d’ajouter : «A travers l’action des 12 et 13 nous voulons aussi revendiquer notre place de partenaire social à part entière». A noter que jeudi une intersyndicale ayant réuni 12 syndicats autonomes a appelé à une grève d’une journée le 15 janvier pour les mêmes motifs. Au cours de l’assemblée générale, il a été décidé d’adresser au président de la République une lettre ouverte qui va paraître le jeudi 3 janvier dans deux quotidiens nationaux pour lui demander de peser de tout son poids dans cette affaire. L’Intersyndicale a, en réalité, appelé à la grève le même jour que le Conseil des lycées d’Algérie (Cla), lequel vient de perdre brutalement son fondateur Redouane Osmane. Il n’empêche que c’est la majeure partie du personnel de la fonction publique (éducation, enseignement supérieur, santé et administration) qui est concernée par la grève du 15 janvier. Cette manifestation n’est, affirme-t-on, que la première action d’une série d’autres actions d’un large mouvement de protestation dont la forme se précisera au fur et à mesure des résultats qu’il aura engrangés. Le Cla avait donné déjà le ton en revendiquant

«un salaire qui  maintient le  pouvoir d’achat de tous, un statut particulier qui préserve les acquis» et «une  retraite spécifique après 25 ans de service». Le Snapap (Syndicat national du personnel de l’administration publique) a délégué M. Belfoul, mais joint  par téléphone Sadek Sadou, secrétaire national des libertés (aile Malaoui) du Snapap ne reconnaît aucune représentativité à son ex-collègue et s’est dit se démarquer de l’appel de l’intersyndicale. Mis à part le Cla «les douze syndicats sont des relais du pouvoir, ce sont des gens qui ont trahi la cause» et d’ajouter : «Meziane Meriane avait démissionné du Cnapest pour des raisons familiales, 24 heures plus tard il crée le Snapest qui a vite reçu son agrément». Sadek Sadou rappelle que «ces syndicats ont déjà appelé à une grève au mois d’octobre dernier, et qu’ils n’avaient pas été jusqu’au bout de leur acte, comment voulez vous qu’on marche avec des gens qui ne respectent même pas leur propre décision ?». Le représentant du Snapap (aile Malaoui) a réitéré le rejet de la grille des salaires et des statuts particuliers rappelant que son mouvement avait élaboré une expertise à laquelle a participé l’ancien ministre Ahmed Benbitour. Expertise qui a abouti à la nécessité de concevoir un salaire minimum de

3 330 000, 00 DA. Pour les actions futures, Sadek Sadou, prévoit «en hommage à Redouane Osmane, l’organisation durant la première semaine de janvier d’une conférence nationale avec comme ordre du jour, entre autres, le pouvoir d’achat des travailleurs et la question des libertés syndicales». Larbi Nouar du Cnapest se démarque aussi de l’appel de l’intersyndicale, arguant que

«ces gens-là sont des fantoches, des agents de l’administration, ils ont squatté la grève du Cla pour la saboter. Rappelez-vous qu’ils avaient appelé à une grève pour le 6 octobre passé avant de l’annuler», ajoutant : «Nous sommes avec le Cla, nous avons pris contact avec lui et lui avons demandé de renoncer à la grève du 15 et de se joindre à nous, d’ailleurs Redouane Osmane nous a toujours accompagnés dans nos démarches»  et de poursuivre : «Le Cla a retenu la principe d’une réunion pour le mercredi, où il doit répondre à nos sollicitations ; s’il y répond positivement la grève des 12 et 13 de l’intersyndicale n’aura pas lieu car cette organisation n’a aucune base militante». De son côté, Meziane Meriane coordonnateur du Snapest et porte-parole de l’Intersyndicale, joint également  par téléphone, a affirmé que la grève du 15 janvier va réaffirmer le rejet de la politique de «laminage insupportable du pouvoir d’achat» et du «déni d’existence des syndicats autonomes». Selon lui, «si on a fait coïncider la date de la grève avec celle à laquelle a appelée le Cla, c’est pour rendre hommage à feu Redouane Osmane qui a toujours milité pour la convergence des actions» et d’ajouter : «Les autorités, même si elles nous ont délivré un agrément, ne nous considèrent pas comme des partenaires sociaux à part entière, nous ne sommes ni consultés ni associés aux discussions lors des tripartites, seule l’UGTA a grâce à leurs yeux». Ainsi l’Intersyndicale prévoit de se «doter d’une charte dont la mouture sera discutée article par article par la base». Selon le coordinateur du Snapest, une présidence tournante avec un mandat de deux mois sera aussi instituée.         

Par Larbi Graïne.

 

Le Soir d’Algérie 

CNAPEST

Grève les 12 et 13 janvier

Le vent de protestation gagne la communauté des professeurs de l’enseignement secondaire. Le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), qui a clôturé hier la session ordinaire de son conseil national, a décrété deux jours de grève, les 12 et 13 janvier prochain, dans les 36 wilayas affiliées à l’organisation syndicale.
Rosa Mansouri - Alger (Le Soir)- Ainsi, après le Cla qui a décidé d’un débrayage pour le 15 janvier, le Cnapest se dit déterminé à mener le combat jusqu’à l’obtention des résultats concrets concernant les différentes revendications exprimées jusque-là et restées sans écho. Il y a deux jours, le syndicat a été destinataire d’une copie du projet de statut particulier de l’enseignant qui va faire l’objet, dans les prochaines semaines de négociations entre le ministère de l’Education nationale et la direction de la Fonction publique. La copie adressée au syndicat devrait porter sur des propositions et des observations de ce dernier. «Nous n’acceptons pas d’être le bouc émissaire de cette mascarade. Nous avons déjà apporté notre contribution sur le statut particulier en remettant au MEN une série de propositions dont le contenu a été même exploité lors d’une journée d’étude en collaboration avec la commission technique du ministère», a déclaré hier, lors d’un point de presse M. Larbi Nouar, coordinateur national du Cnapest. «Tel que présenté, ce brouillon est une grande déception pour la profession. La gestion de la carrière de l’enseignant n'est pas prise en compte», dit-il en précisant que toutes les propositions formulées par le Cnapest dans ce sens, n’ont pas été reprises. Cependant, l’inquiétude des syndicalistes est beaucoup plus perceptible, quand ils évoquent le régime indemnitaire, qui lui aussi devrait être négocié avec la Fonction publique. Considérant la nouvelle grille de salaires comme de la poudre aux yeux, M. Nouar craint de voir le régime indemnitaire subir le même fiasco et soit imposé pour les enseignants. «Nous demandons à être partie prenante dans les négociations du régime indemnitaire. Nous exigeons que la classification des postes soit basée sur des critères de qualification, d’expérience et de responsabilité», affirme le conférencier, retenant que le Cnapest avait demandé une classification sur quatre grades de la profession de l’enseignant du secondaire. Intervenant par ailleurs sur la stabilité des enseignants dans leurs postes, M. Nouar se dit surpris de constater que le projet du statut particulier veut rendre légale la mutation des enseignants, pour «nécessité de service». «La circulaire complémentaire du ministère autorisant le transfert d’un enseignant d’un établissement à un autre pour nécessité de service est compromise par des dépassements de toute nature alors, voir cette circulaire se transformer en une clause dans le statut particulier, cela ouvre les portes à plus de pouvoir pour ceux qui l’ont déjà», explique l’orateur, en ajoutant que le Cnapest exige le retrait de cette même circulaire. La grève de deux jours de ce syndicat apportera des éclairages sur plusieurs questions, espérant voir la tutelle s’appuyer, dans ses décisions, sur les propositions des syndicats et ne plus se contenter de concertations dans les bureaux du ministère.
R. M.

El-Khabar 

حمّل وزارة التربية انعكاسات تجاهلها لمقترحات النقابة
مجلس أساتذة التعليم الثانوي يدعو إلى إضراب يومي 12 و13 جانفي

 دعا المجلس الوطني المستقل لأساتذة التعليم الثانوي والتقني إلى إضراب ''أولي'' يومي 12 و13 جانفي احتجاجا على الغموض الذي تضمنه المشروع التمهيدي للقانون الخاص للأساتذة.
أعلن المنسق الوطني لمجلس أساتذة التعليم الثانوي، نوار العربي، أن خيار الإضراب لا رجعة فيه وسيتبع ''برزمانة'' من الحركات الاحتجاجية تحددها الجمعيات العامة التي ستعقد لاحقا على مستوى المجالس الولائية لذات التنظيم. وندد المتحدث في ندوة صحفية نشطها أمس عند اختتام الدورة المفتوحة للمجلس الوطني للنقابة بتهميش وزارة التربية لمقترحاتها في المشروع التمهيدي للقانون الأساسي.
وحسب ذات المصدر، جاءت الوثيقة المذكورة ''مخيبة لآمال أساتذة التعليم الثانوي خصوصا والمربين بصفة عامة''، والذين سبق أن راحوا ''ضحية إجحاف'' الشبكة الوطنية للأجور وهو ''الخطأ'' الذي لا يمكن تداركه، بنظر نوار العربي، إلا بتحضير نظام تعويضي يسمح باستحداث منح مخصصة للأساتذة و''أن أي تأخير في صدوره'' سيفسر بوجود ''نية'' في غلق أي مجال لتحسين أجور الأساتذة.
في سياق متصل أضاف المسؤول النقابي أن ثمة ''اختلالات'' أوردها مشروع القانون التمهيدي المشار إليه لا يمكن السكوت عنها، باعتبار أن تطبيقها في الميدان ''سيضيع'' حقوق أساتذة التعليم الثانوي على وجه خاص، بسبب إدراج مسؤولي الوزارة الوصية لمقترح الترسيخ القانوني للمنشور الوزاري المتعلق بالحركة التنقلية للأساتذة، رغم كونه محل احتجاج من طرف النقابات، حيث حذر المتحدث من الانعكاسات الخطيرة لترقية هذا المنشور ليكون مرسوما تنفيذيا وهي العملية التي ستكرس أكثـر تسلط وهيمنة الإدارة على الأساتذة ومن ورائهم ممثليهم في التنظيمات النقابية.

 

La Dépêche de Kabylie :

Le Cnapest appel le à une grève les 12 et 13 janvier

La donne sociale nationale de cette fin de l’année bute inexorablement sur un bras de fer interminable entre les pouvoirs publics et les syndicats autonomes.

Ainsi, après la décision de l’Intersyndicale de l’éducation d’observer une journée de protestation le 15 du mois prochain, c’est au tour du Cnapest d’appeler à une grève de deux jours, soit les 12 et 13 janvier. Selon Ali Lemdani, secrétaire national chargé de l’information et de la communication au Cnapest, la dégringolade du pouvoir d’achat des fonctionnaires, le projet de statuts particuliers de la Fonction publique et le sort, « incertain », réservé aux régimes indemnitaires, sont entres autres raisons qui ont poussé le syndicat des enseignants du secondaire et du technique à engager cette grève.  « L’opacité la plus totale entoure les statuts particuliers », a estimé M. Lemdani, et d’ajouter qu’un « projet de statuts particuliers, remis au ministère de l’Education, n’a pas été pris en considération. » Il a relevé que les fonctionnaires, notamment les enseignants ne sont pas satisfaits des statuts particuliers qui ne prennent pas en considération la pénibilité du travail. Il a annoncé, par ailleurs         « qu’il y a menace sur des acquis sur certaines primes, comme la prime de qualification. » il s’est interrogé d’autre part, sur le moyen de calculer la prime de rendement.    Abordant la nouvelle grille des salaires, M. Lemdani a qualifié la grille  « d’injuste ». A titre de rappel, les pouvoirs publics ont annoncé que la nouvelle grille des salaires entrera en vigueur dès le début de l’année. Interrogé sur l’Intersyndicale de l’éducation, M. Lemdani a précisé que le Cnapest n’est pas partie prenante, « même si nous en  sommes les initiateurs », et d’indiquer que son syndicat est membre de l’Intersyndicale de la Fonction publique.  Outre ces informations, le chargé de l’information au Cnapest  a déclaré que certains de leurs délégués sont marginalisés dans leur lycée  et d’appeler les autorités concernées à un dialogue responsable, serein et sérieux.  Enfin, M. Lemdani a prédit le réajustement de la valeur du point incidiaire selon l’inflation et le coût de la vie.

M. Mouloudj

 

El Watan 

Mécontentement dans l’éducation nationale

Grève générale les 12 et 13 janvier

Les travailleurs de l’éducation terminent mal l’année. Ils l’achèvent comme ils l’avaient commencée, sur une note pessimiste. Les mouvements de débrayage sont au menu de l’année 2008.

Les enseignants structurés dans les organisations autonomes décident de reprendre dès la semaine prochaine les grèves cycliques, seule alternative pour revendiquer leurs droits. Après la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique qui a choisi la mi-janvier pour exprimer à travers une journée de protestation son ras-le-bol de la situation, hier c’était au tour du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) d’annoncer lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion du conseil national de l’organisation, de deux journées de contestation prévues pour les 12 et 13 janvier. L’enseignant vit dans la précarité. Ce constat n’est certainement pas nouveau et l’amélioration des conditions de travail des enseignants n’est pas aussi pour demain. En ce début de l’année 2008, l’éducateur des générations à venir n’arrive plus à supporter cette chute vertigineuse du pouvoir d’achat. Il avait un espoir dans la grille des salaires mais celui-ci s’est évaporé puisque la pénibilité de la fonction n’a pas été prise en considération dans la nouvelle grille des salaires.

La déception

Les enseignants avaient fondé également leurs espoirs dans le statut particulier et notamment le point ayant trait au régime indemnitaire mais c’est la déception sur toute la ligne. Il y a un mécontentement général des enseignants : « On ne peut pas continuer à travailler dans des conditions pareilles. Les prix des produits de première nécessité ont doublé et même triplé et le salaire des enseignants reste inchangé. Au Cnapest nous pensons que s’il y a une austérité elle doit être supportée par tout le monde et non pas seulement par les enseignants », a expliqué M. Nouar, coordinateur national du Cnapest et animateur du point de presse. Les enseignants sont très déçus du travail élaboré par les responsables au niveau du ministère. Il y a quelques jours, les syndicats agréés du secteur ont été destinataires d’un document final portant sur le statut particulier de l’enseignant. Un document qui a malheureusement déçu l’ensemble de la corporation du fait qu’aucune proposition formulée par les représentants des enseignants n’a été reproduite dans le projet final qui sera soumis pour appréciation aux responsables de la Fonction publique. « Nous avons étudié le projet et nous avons constaté qu’il ne reflète pas les attentes des enseignants. Nous craignons la suppression de certains acquis arrachés après un long combat », a souligné M. Nouar qui fera remarquer que dans le nouveau régime indemnitaire les enseignants ne savent pas sur quelle base la prime de rendement va être calculée. « Est-ce que sur la base de l’ancien salaire de base ou le prochain ? Le ministère va-t-il corriger l’injustice qui a été commise dans la grille des salaires ou pas ? », s’est interrogé le conférencier. L’autre inquiétude exprimée par le coordinateur du Cnapest est le libre exercice du droit syndical. Certains enseignants, rapporte M. Nouar, ne sont pas considérés dans leur lycée comme des partenaires syndicaux. « Il y a entrave à l’exercice syndical dans les établissements secondaires. Si le ministère persiste dans son comportement de marginalisation des syndicats autonomes, la situation risque l’embrasement. Nous ne sommes pas des exécuteurs de décisions, mais nous avons un droit de regard sur les dossiers importants », a tonné M. Nouar qui annoncera la réunion de l’intersyndicale regroupant plusieurs syndicats autonomes le 3 janvier. Ces organisations vont se concerter sur un programme commun afin d’entrer dans la bataille en rangs unifiés.

Nabila Amir

Le quotidien d’Oran:

CNAPEST Un nouvel appel à la grève dans les lycées

par Sofiane M.

Après l'annonce du CLA et de la Coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique, d'une grève nationale, le 15 janvier prochain, suivie par le Snapsy (syndicat des psychologues de la santé publique), c'était le tour, hier, du Cnapest qui a décidé une grève nationale de 2 jours, pour les 12 et 13 janvier prochains.
Le Conseil national du syndicat autonome a annoncé, en effet, hier à Alger, une grève nationale de 2 jours pour dénoncer «la marginalisation des syndicats autonomes par la tutelle et le laminage du pouvoir d'achat des enseignants».
Selon M. Lamdani, porte-parole du Cnapest, le recours à cette action de contestation est devenu inévitable surtout après la consultation de son syndicat, du nouveau projet du statut particulier. «Nous avons été déçus par ce nouveau projet de statut particulier», lance le syndicaliste tout en dénonçant l'«opacité» qui entoure ce projet, notamment, en ce qui concerne le régime indemnitaire et le calcul des primes de rendement et de qualification. Et d'ajouter: «nous craignons déjà que le régime indemnitaire va subir le même sort que le statut particulier et la grille des salaires. Nous craignons sérieusement que certains acquis seront remis en question par les pouvoirs publics et particulièrement la prime de qualification».
Le syndicat autonome regrette, en fait, que le projet du statut particulier ne précise pas certains points qui constituent des revendications défendues par les enseignants comme la classification et les critères de calculs des primes de qualification et de rendement.
Abordant la question des augmentations de salaires annoncées par le gouvernement, le syndicat souligne que celles-ci sont «caduques» et qu'elles ont, déjà, été absorbées par les dernières hausses des produits de large consommation.
«Le pouvoir d'achat des enseignants est en chute libre. Nous demandons une nouvelle révision des salaires pour répondre à cette inflation», insistent les syndicalistes qui exigent également que leur organisation syndicale soit reconnue comme partenaire social à part entière par le ministère de l'Education nationale. Interrogé sur les possibilités que le Cnapest rejoigne la coordination nationale de la fonction publique, M. Lamdani précise: «on est conscient qu'il faut aller en rangs unis pour appuyer les revendications de tous les fonctionnaires et c'est pourquoi nous allons rencontrer, ce 3 janvier, la coordination nationale dans l'espoir de trouver un moyen de converger nos actions».

 

 

L’expression : 

EDUCATION
Grève nationale les 12 et 13 janvier
 Décembre 2007 -



 

Le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) appelle à une grève nationale les 12 et 13 janvier 2008. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue, avant-hier, avec les représentants de 37 wilayas, selon le représentant du syndicat, M.Lamdani.
Ce débrayage est un signe de colère des enseignants. Le motif principal: les mauvaises conditions socioprofessionnelles.
Les différentes mesures annoncées par le gouvernement et censées régler ces doléances sont, semble-t-il, loin d’apaiser la tension.
Selon M.Lamdani, la décision de l’augmentation des salaires devient caduque du moment qu’elle est déjà absorbée par la cherté de la vie. «Nous revendiquons un pouvoir d’achat décent qui reflète la situation sociale de l’enseignant», a-t-il déclaré.
Le Cnapest dénonce également le non-respect des engagements tenus par la tutelle depuis 2006. Parmi ces derniers figure, précisera M.Lamdani, l’octroi d’un siège au syndicat. Par ailleurs, le Cnapest se dit désolé d’être marginalisé dans les négociations qui concernent le secteur de l’éducation.
«Nous sommes écartés de toutes les négociations malgré notre représentativité dans le secteur», a souligné M.Lamdani.
Sur le statut particulier de l’enseignant, le Cnapest a relevé des insuffisances. Beaucoup de points, relève-t-il, n’ont pas été retenus dans le projet présenté par la tutelle.
M.Lamdani citera l’exemple du régime indemnitaire. Ce point n’a pas été pris en considération, selon lui. «Nous craignons que d’autres acquis soient remis en question», a-t-il ajouté.
Le mouvement du Cnapest sera suivi, faut-il le souligner, par une grève nationale décidé par 12 syndicats autonomes. Celle-ci a été retenue pour le 15 janvier.
Le débrayage est motivé par les mêmes revendications, c’est-à-dire le laminage insupportable du pouvoir d’achat et le déni d’existence des syndicats autonomes.
Les établissements scolaires seront, de ce fait, paralysés durant trois jours.

Fatiha AMALOU

Le Courrier d’Algérie :

REMOUS DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Les syndicats autonomes annoncent une série de grèves

 

 Les syndicats autonomes de la fonction publique annoncent l’organisation d’une série de mouvements de protestation qui auront lieu au début de la nouvelle année et ce, pour contester la cherté de la vie.

Ces syndicats ont décidé en effet d’entamer des grèves dès la première quinzaine du mois de janvier prochain. Après l’annonce d’une grève le 15 janvier prochain par douze syndicats de la fonction publique, représentant les secteurs de la santé, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, c’est au tour du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST) de décider, lors de son conseil national, d’entamer une grève nationale les 12 et 13 janvier prochain. " Cette décision est motivée par les problèmes salariaux et statutaires qui restent contestés par les fonctionnaires", a indiqué Ali Lamdani du CNAPEST, lors d’une conférence de presse animée hier à Alger. " Nous assistons à une inflation incontrôlable. Il n’y a pas d’harmonie entre le pouvoir d’achat et les salaires des fonctionnaires ", a-t-il déploré. De son côté,Youcef Yousfi, secrétaire général du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), partie prenante de la coordination syndicale qui a appelé à une grève générale le 15 janvier prochain, considère que " la nouvelle grille des salaires ne répond pas à la situation actuelle des fonctionnaires et aux engagements et promesses du gouvernement ". Ainsi, les représentants des syndicats autonomes, notamment ceux de l’éducation nationale, estiment que cette grille n’a pas fait l’objet de négociations et de concertation avec les syndicats. Ces formations syndicales rejettent et dénoncent, à l’unanimité, cette exclusion qui est " une conséquence logique qui ne satisfait pas les doléances des fonctionnaires, que ce soit sur le plan compétence ou par rapport à nos voisins Tunisiens et Marocains ", dénonce le représentant des praticiens spécialistes avant d’ajouter que " cela se passe au moment où les recettes de l’Etat sont importantes mais les travailleurs de la fonction publique n’en bénéficient pas". En ce qui les concerne, les syndicats du secteur de l’éducation considèrent que " le salaire n’a pas été modifié mais il a été gonflé par l’inclusion des primes ". Evoquant le volet du régime indemnitaire, Lamdani affirme que " jusqu’à aujourd’hui, c’est l’opacité la plus totale qui règne sur le régime indemnitaire ". Il précise en outre que son syndicat revendique sa participation à l’établissement de la grille des salaires et le statut particulier de la fonction publique. Tout en soulignant la crainte des fonctionnaires quant à l’éventualité de suspendre certaines indemnités, le représentant du CNAPEST affirme que " la grille des salaires est injuste et nous demandons que l’injustice soit réparée ". Ces syndicalistes ont exigé au gouvernement de revoir en amont et en aval cette nouvelle grille, d’aucuns affirmant que " celleci arrange seulement les fonctionnaires de l’administration ". Par ailleurs, contacté par nos soins, Salem Sadali, secrétaire général de la Satef, a indiqué que son organisation syndicale n’a pas encore pris de décision tranchée vis-àvis de la journée de protestation prévue le 15 janvier prochain. Sadali a expliqué qu’une réunion regroupant les syndicats autonomes est prévue prochainement au niveau du siège de la Satef de Tizi Ouzou. Plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour dont la participation à la journée de protestation.

HAUT

Fatiha Arab

 

 

Ech-chorouk El-youmi :

 

إضراب وطني بالثانويات يومي 12 و13 جانفي
تاريخ المقال 30/12/2007
قرر المجلس الوطني المستقل لأساتذة التعليم الثانوي والتقني، أمس إضرابا وطنيا يومي 12 و13 جانفي الداخل، احتجاجا على عدم تبني وزارة التربية الوطنية لمطالب "الكناباست" الخاصة بالقانون الأساسي بالقطاع، كما طالبت النقابة الوصاية بتنفيذ تعهداتها الخاصة بمنح مقر وطني ومقرات جهوية، وإلزام المسؤولين المحليين بالتفاوض مع المسؤولين النقابيين المحليين.

وأعلنت النقابة قرارها في ندوة صحفية عقدتها أمس، على هامش أشغال اجتماع المجلس الوطني الذي حضره 37 ولاية، حيث تطرق المجتمعون الى قضية النظام التعويضي الذي يعتبرون أنه محاط ب"الغموض".
وأكد لمداني علي الأمين العام لـ"الكناباست"، في تصريح لـ"الشروق اليومي" أن لديهم مشروع تمهيدي عن القانون الخاص بقطاع التربية، وأوضح أن هناك غموض كذالك حول مصير أساتذة التعليم التقني بسبب المرسوم التنفيذي الخاص بحركة الموظفين، حيث ينقل الأستاذ بقرار إداري من دون اجتماع اللجنة المتساوية الأعضاء، وأضاف محدثنا أن الوصاية "ظلمتهم" في الشبكة الاجتماعية "غير العادلة"، موضحا أنه يجب حماية القدرة الشرائية للأستاذ.
ويشار أن هناك اجتماع ثاني يوم 3 جانفي الخميس المقبل، سيجمع تنسيقية ما بين نقابات الوظيف العمومي الـ12 للنظر في توحيد الإضراب عبر القطاعات المعنية، الصحة، التربية، التعليم العالي والإدارة العمومية.


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بلقاسم عجاج

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