المجلس الوطني المستـقـل لأساتذة التعليم الثانوي و التقني

Conseil  National Autonome des Professeurs de l'Enseignement Secondaire et Technique

 

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حوصلة للتغطية الندوة الصحفية التي نشطتها هيأة مابين النقابات المستقلة  يوم الجمعة 4 أفريل 2008.

Synthèse de la couverture médiatique de la conférence de presse organisée par l’intersyndicale de la fonction publique le vendredi 04/04/2008 . 

الخبر

سبع نقابات تودع إشعارا بالاضراب
المتعاقدون يحتجون أمام مديريات التربية غدا
 

 أودعت أمس، الهيئة المستقلة لنقابات قطاع الوظيف العمومي رسميا الإشعار بالإضراب المقرر لأيام 14,13 و15 أفريل  على مستوى رئاسة الحكومة.
وأوضح بيان الهيئة الذي وقّعته 7 نقابات من قطاعات التربية والصحة والإدارة العمومية، بأن الحركة الاحتجاجية ستكون متبوعة في يومها الثالث بتجمع أمام قصر الحكومة.   من جهتها، كشفت رئيسة المكتب التنفيذي للمجلس الوطني للأساتذة المتعاقدين، عن قرار النقابة بتنظيم اعتصام أمام مديريات التربية لكافة ولايات الوطن غدا الاثنين احتجاجا على اتباع سياسة ''تقزيم'' ملف الأساتذة المتعاقدين الذي أضحى يتأرجح حسبها بين مكاتب القطاعات الوزارية المعنية بالفصل في مطالبهم المتمحورة حول إدماج الأساتذة المتعاقدين قبل 13/ 12/ 2007 وتثبيت الأساتذة بعد سنة من التوظيف.

 

الجزائر نيوز

هيئة النقابات المستقلة في إضراب مدته ثلاثة أيام مع اعتصام أمام قصر الحكومة يوم عيد العلم

أكدت، أمس، هيئة ما بين النقابات المستقلة للوظيف العمومي دخولها في إضراب وطني يدوم 3 أيام ابتداء من 13 أفريل·

وفي تصريح للمداني علي المكلف بالإعلام بنقابة ''الكناسات'' لـ ''الجزائر نيوز''، فإن هذا الإضراب سيكون متبوعا باعتصام وطني يوم 6 أفريل أمام قصر الحكومة·

وأوضح محدثنا أن الإضراب راجع إلى صمت الحكومة في اتخاذ مواقف جدية تجاه مطالب عمال الوظيف العمومي، كما أضاف أن الإضراب جاء للمطالبة بأهم حقوق الوظيف العمومي والمتمثلة في إعادة النظر في سلم الأجور ومراجعة النقطة الاستدلالية بما يتماشى مع الفترة الشرائية· كما طالب برفع أجور الوظيف العمومي وكذا إعادة إدماج الأساتذة المتعاقدين، إضافة إلى تأسيس منحة تقاعد تضمن كرامة المواطن وجعلها تتماشى مع القدرة الشرائية·

كما دعا لمداني علي إلى الاعتراف بالحريات النقابية وفتح نقاشات جادة مع السلطات الوصية حول الانشغالات النقابية، وأصر محدثنا أن هيئة ما بين النقابات المستقلة للوظيف العمومي مستعدة للدفاع عن حقوقها وكذا مواصلة احتجاجات أخرى إن لم تأخذ السلطات المعنية مطالبهم بعين الاعتبار· 

يسمينة حريتي

El Watan

L’intersyndicale se joint à la coordination et durcit le ton

Grève nationale les 13, 14 et 15 avril

L’intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) appelle à une grève nationale de trois jours, du 13 au 15 avril, et à un rassemblement des syndicalistes devant le Palais du gouvernement au dernier jour de grève.

Cette décision de reprendre le débrayage, annoncée dans une conférence de presse tenue hier au siège national du Snapap, vient, soulignent les représentants de ce « regroupement syndical », en réponse à la sourde oreille du gouvernement qui refuse toujours de donner une suite favorable à la plateforme de revendications déposée le 2 février dernier auprès des services du chef du gouvernement. Dans ce « document revendicatif », l’IAFP demande, d’abord et avant tout, une augmentation des salaires des fonctionnaires par l’abrogation de l’article 87 bis et la revalorisation de la valeur du point indiciaire et son indexation sur un pouvoir d’achat réel. Elle réclame également la participation effective des syndicats autonomes à l’élaboration des statuts particuliers et des régimes indemnitaires des différents secteurs, l’intégration des enseignants contractuels et la titularisation des vacataires par la création de nouveaux postes budgétaires. Comme elle exige l’instauration d’une pension de retraite digne, en harmonie avec le pouvoir d’achat. L’option de recourir une nouvelle fois à trois journées de grève et à un sit-in a été retenue lors de la réunion de (l’intersyndicale) jeudi dernier et approuvée par cinq sur les huit syndicats autonomes formant l’IAFP, à savoir le Cnapest, le SNPEPM, le Satef, la Ceca et le Snapap (version Malaoui). Les trois autres syndicats, le CLA, le Cnes-coordination et le SNTE en l’occurrence, ont bien exprimé auparavant leur adhésion à l’action de protestation envisagée par l’autre « pôle syndical », à savoir la Coordination nationale des syndicats autonomes (CNSAFP) qui regroupe en son sein une douzaine d’organisations syndicales. La coordination a confirmé, elle aussi, dans une conférence de presse animée hier à Alger, son appel à une grève nationale de deux jours, les 13 et 14 avril. « Certains syndicalistes de la coordination nous ont effectivement suggéré d’aller, nous aussi, vers une grève de deux jours (les 13 et 14 avril). Cette proposition a été étudiée au sein de l’intersyndicale. L’absence de consensus sur la date et la durée de la grève nous a poussés à retourner vers notre base syndicale pour la consulter. Ce n’était pas facile parce que notre base a voulu qu’on aille vers une grève d’une semaine. Après de longues discussions, nous avons pu nous entendre sur trois jours de grève. Animés d’une volonté de rassembler les travailleurs de la Fonction publique sur le terrain pour exercer plus de pression sur le gouvernement, nous avons fait coïncider notre action de protestation avec celle de la coordination », souligne Sadek Sadou, secrétaire national chargé des libertés syndicales au sein du Snapap, devant les représentants du Cnapest, du SNPEPM, du Satef et de la Ceca. Cela dit, l’intersyndicale a tenu à marquer sa différence en décidant de faire durer une journée de plus leur mouvement de grève et d’observer un sit-in. « Nous avons pris le temps qu’il fallait pour arriver à un consensus viable », a ajouté M. Sadou. Mohamed Salem Sadali, secrétaire général du Satef, explique, de son côté, que ce nouveau mouvement de protestation est dicté par l’entêtement des pouvoirs publics à toujours ignorer les revendications des fonctionnaires et à refuser d’ouvrir leurs portes pour un dialogue « sérieux et responsable » avec les syndicats autonomes. « Pour nous, c’est le moment de faire pression, car de grands projets se préparent. » Il considère les augmentations de salaires annoncées par le gouvernement comme un « rattrapage salarial » pour une raison : les fonctionnaires ont perdu au cours des derniers mois 30% de leur pouvoir d’achat. M. Sadali précise, au passage, que le plus important pour l’intersyndicale n’est pas le timing des augmentations salariales (puisqu’elles seront appliquées avec effet rétroactif à partir de janvier 2008), mais plutôt le contenu ou le volume de ces augmentations, dénonçant ainsi « les tentatives » du gouvernement de « désorienter » le débat. Nouar Larbi, coordinateur national du Cnapest, soutient que cette nouvelle action de protestation vient comme appui à la dynamique entamée dès janvier 2008, marquée par une grève de trois jours les 10, 11 et 12 février dernier et exprime la franche détermination des syndicats autonomes à aller jusqu’au bout de leurs revendications. L’intersyndicale menace ainsi de multiplier ses actions de protestation si le gouvernement s’entête à fermer les portes du dialogue avec les syndicats autonomes. Par ailleurs, les animateurs de la CNSAFP n’excluent pas l’éventualité de recourir au boycott des examens de fin d’année si les pouvoirs publics ne tendent pas l’oreille à leurs doléances. Tout en applaudissant l’aboutissement à l’« unification » de l’action syndicale sur le terrain avec la coordination, les représentants de l’intersyndicale tiennent à souligner qu’« il est contre-nature de s’asseoir autour de la même table que certains syndicats figurant au sein de la coordination ». M. Sadali a souhaité dans ce contexte qu’il y ait « une décantation au sein de la coordination pour qu’il y ait une jonction salutaire des forces syndicales autonomes ».

M. A. O.

Le SOIR D'ALGERIE

Actualités : FONCTION PUBLIQUE
Retour aux grèves

L’intersyndicale autonome de la Fonction publique a décidé d’organiser une grève nationale de 3 jours, les 13, 14 et 15 avril prochains. Pour cette intersyndicale, il s’agit de «peser et non faire dans l’exhibitionnisme», œuvrer à «l’unité d’action d’actions dans la clarté» et agir pour «une décantation salutaire du champ syndical» hors de toutes manipulations et visées déstabilisatrices des pouvoirs publics.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) -Réunie jeudi dernier au siège du Snapap à Alger, l’intersyndicale autonome de la Fonction publique (IAFP) a décidé d’organiser une grève nationale de trois jours, les 13, 14 et 15 avril prochains. En outre, un rassemblement devant le Palais du gouvernement est prévu pour le mardi 15 avril en fin de matinée. Une action qui sera organisée en parallèle mais de manière plus «offensive» avec la grève de 2 jours envisagée par la Coordination nationale autonome des syndicats de la Fonction publique pour les 13 et 14 avril. Expliqué hier lors d’une conférence de presse, le motif de l’action de l’intersyndicale a trait au «mutisme affiché par les pouvoirs publics à l’égard des revendications des travailleurs de la Fonction publique». Mais aussi «le souci d’arriver à une mobilisation unitaire historique des travailleurs… et considérant que le temps est à l’accentuation de la dynamique revendicative ». Rappelons que cette intersyndicale autonome regroupe le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snaap), le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SNPEPM), le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) et la Confédération des enseignants contractuels algériens (Ceca). Pour cette intersyndicale, il s’agit de poursuivre, accentuer le combat syndical pour la satisfaction des revendications, «inciter les pouvoirs publics à ouvrir le dialogue avec les représentants réels des travailleurs de la Fonction publique». Soit, chercher à «peser et non faire dans l’exhibitionnisme » dans le contexte de transformation socioéconomique en cours, œuvrer à «l’unité d’action d’actions dans la clarté» et agir pour «une décantation salutaire du champ syndical» hors de toutes manipulations et visées déstabilisatrices des pouvoirs publics. Ainsi, l’intersyndicale interpelle le gouvernement pour la reconnaissance et le respect des libertés syndicales et l’ouverture de négociations sincères et sérieuses autour des revendications des travailleurs de la Fonction publique. Voire, l’intersyndicale se déclare mobilisée et «se réserve le droit de recourir à des actions d’envergure si le mutisme des pouvoirs publics persiste». En envisageant une action de force à la fin du mois en cours. En précisant que ces revendications concernent l’augmentation des salaires des fonctionnaires par l’abrogation de l’article 87 bis et la revalorisation de la valeur du point indiciaire et son indexation sur un pouvoir d’achat réel. Mais aussi la participation des syndicats autonomes à l’élaboration des statuts particuliers et régimes indemnitaires des différents secteurs, l’intégration des 40 000 enseignants contractuels et la titularisation des vacataires par la création de nouveaux postes budgétaires. Egalement, l’instauration d’une pension de retraite digne, en harmonie avec le pouvoir d’achat.
C. B.

Dépêche de kabylie

…et rassemblement devant le palais du Gouvernement le 15 avril pour l’Intersyndicale

Devant le mutisme affiché par les pouvoirs publics à l’égard des revendications des travailleurs de la Fonction publique,  l’Intersyndicale de la Fonction publique (Cnapest, Snapap, SNPEPM, Satef, SNTE et la Ceca) a réitéré, hier, au siège national du Snapap,  son mot d’ordre d’une grève nationale de trois jours les 13, 14 et 15 avril de l’année en cours, suivi d’un rassemblement devant le palais du Gouvernement le 15 avril à 11h. La Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, a appelé de son côté à un débrayage de deux jours les 13 et 14 du mois en cours.

Le Gouvernement, selon le secrétaire national chargé des libertés syndicales et relations, doit ouvrir les canaux de négociations et satisfaire la plateforme de leurs revendications. Il a également affirme ceci : " Nous ne sommes pas des perturbateurs, bien au contraire nous cherchons l’intérêt des travailleurs de la Fonction publique ".

Les initiateurs du débrayage de trois jours sont unanimes et tendent à seul objectif, à savoir revendiquer : " Une augmentation des salaires des fonctionnaires par l’abrogation de l’article 87bis et la revalorisation de la valeur du point indiciaire et son indexation sur un pouvoir d’achat réel, la participation des syndicats autonomes à l’élaboration des statuts particuliers et régime indemnitaire des différents secteurs ". En outre, l’Intersyndicale sollicite l’intégration des enseignants contractuels et la titularisation des vacataires par la création de nouveaux postes budgétaires, ainsi que l’instauration d’une pension de retraite décente en adéquation avec le pouvoir d’achat.

Par ailleurs, l’Intersyndicale a précisé ceci " Si le Gouvernement continue à faire la sourde oreille à nos revendications, nous allons préparer d’autres actions pour la fin avril ".

Dans le même ordre d’idées, Mohamed Salem Sadali, secrétaire général de la Satef a indiqué que " ce n’est pas le moment des exhibitions, mais c’est le moment de peser afin de faire aboutir nos revendications ".

D’autre part, l’Intersyndicale a lancé un appel à l’ensemble des travailleurs de la Fonction publique à adhérer massivement au mot d’ordre de grève nationale et invite tous les délégués syndicaux nationaux et locaux à participer au rassemblement qui se tiendra le dernier jour du débrayage à savoir le 15 du mois en cours, à Alger.

Par ailleurs, l’Intersyndicale a interpellé le Gouvernement pour la reconnaissance et le respect des libertés syndicales et l’ouverture de négociations sincères et sérieuses autour des revendications des travailleurs de la Fonction publique.

 

Lemya Ouchenir

L’Expression

SYNDICATS AUTONOMES
Deux grèves nationales à partir du 13 avril
05 Avril 2008 - Page : 3
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Les syndicalistes de l’éducation nationale n’excluent pas l’éventualité du boycott des examens de fin d’année.

Les syndicats autonomes sont décidés à arracher leurs droits. Une autre grève nationale est décidée pour les 13 et 14 avril prochains par la Coordination des syndicats autonomes. Celle-ci comprend, entre autres, le Cnes, le Snpdsm, l’Unpef, le Snapest, le Snte, le Snpsp, le Snpssp, le Snapap et le Satef. De son côté, l’Intersyndicale de la Fonction publique (Cnapest, Snem, Satef, Snapap, Snte et le Ceca) a opté pour une grève nationale de trois jours, à savoir les 13, 14 et 15 du mois en cours, suivie d’un sit-in le dernier jour devant le Palais du gouvernement. Les organisations ont ainsi fait converger les deux jours communs de grève pour faire aboutir leurs doléances. Lors d’une conférence de presse, animée hier, les syndicalistes de la Coordination ont estimé que le mouvement sera, pour cette fois-ci, plus important. «Sur le point qualitatif, la grève sera meilleure puisque la force des syndicats autonomes sera plus mesurée durant ces deux jours communs», considèrent les syndicalistes. «Nous sommes en train de mettre une pression cyclique. La protestation s’inscrira dans la durée jusqu’à ce que nos revendications soient concrétisées», insiste le Dr Lyès Merabet, porte-parole de la coordination. De son côté, M.Lemdani, secrétaire national à l’information du Cnapest qui fait partie de l’intersyndicale, dira que la mobilisation des travailleurs sera «historique et unitaire».
Ce vaste mouvement de protestation sera soutenu également par l’adhésion du Conseil des lycées d’Alger ainsi que la Coordination nationale des lycées techniques et technicums à l’appel de la coordination pour observer un débrayage les 13 et 14 avril aussi. Les syndicalistes sont même prêts à radicaliser la protestation.
D’ailleurs, les syndicalistes de l’éducation nationale, Meziane Meriane du Snapest et Boudjnah du Snte, n’ont pas exclu l’éventualité du boycott des examens de fin d’année si aucune réponse positive n’est donnée à leurs doléances.
Les conférenciers ont également réagi aux dernières déclarations du ministre du Travail qui a reconnu l’Ugta comme le seul syndicat représentatif dans la Fonction publique et dans le secteur économique. Pour le Dr Merabet, c’est une démarche «irresponsable» de la part des pouvoirs publics. «Nous ne cesserons pas de le dire, nous sommes demandeurs de dialogue et nous sommes désolés de constater, encore une fois, que nos responsables, notamment Tayeb Louh, sont en train de jeter de l’huile sur le feu», rétorque-t-il. «Il ne faut pas être dupe. Les syndicats autonomes sont les seuls représentants des travailleurs de la Fonction publique», martèle, de son côté, M.Meriane avant que le Dr Mohamed Yousfi du Syndicat des praticiens spécialistes de la santé publique affirme que «les syndicats autonomes représentent 70% parmi les fonctionnaires syndiqués». Pour M. Lemdani, la représentativité ne se décrète pas par l’administration, elle est acquise sur le terrain. «Douter des syndicats autonomes relève d’une volonté de nier l’existence d’une réalité dérangeante pour certains». Ainsi, les mêmes revendications sont retenues par les deux organisations syndicales pour ce mouvement.
Il s’agit du respect des libertés syndicales et la reconnaissance des syndicats autonomes en tant que partenaires à part entière, la révision de la grille des salaires en prenant en considération l’inflation et la détérioration du pouvoir d’achat et la valeur du point indiciaire jugé en deçà de ce qui devait être proposé, l’intégration des contractuels et enfin l’ouverture du débat sur le régime indemnitaire.

Naïma HAMIDACHE

 

Le courrier d’algérie
Grève générale les 13, 14 et 15 avril
Suite de la page Une
Les revendications des protestataires restent inchangées : la révision de la nouvelle grille des salaires, incompatible avec le pouvoir d’achat, laminé par l’inflation incontrôlée, la participation active des syndicats autonomes aux négociations notamment, pour l’élaboration des statuts particuliers des fonctionnaires, le statut général de la fonction publique ainsi que le régime indemnitaire. Les syndicats autonomes qui veulent s’inscrire dans la durée, luttent également pour la défense des libertés syndicales, garanties par la constitution algérienne et les conventions internationales ratifiée par l’Algérie. Dans sa prise de parole, Meziane Meriane, secrétaire du Snapest, dira qu’à travers cet énième mouvement de protestation, les syndicats autonomes entendent «lutter pour faire la mise à nu des pouvoirs publics qui ont violé la constitution et les conventions internationales ». Pour lui, la grève est la seule manière d’alerter l’opinion publique sur le «dépassement» des gouvernants algériens et la «marginalisation » des syndicats autonomes. Lui emboîtant le pas, Merabet Lyès, porteparole de la Cnsafp, expliquera que l’attitude des pouvoirs publics qui continue à faire la sourde oreille devant les revendications des fonctionnaires dénote du « dysfonctionnement » du gouvernement algérien. Pour lui, à travers les dernières déclarations virulentes du ministre du Travail envers les syndicats autonomes, les pouvoirs publics n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Quant à la représentativité des syndicats autonomes, dont Tayeb Louh remet en cause du fait qu’ils ne figurent pas dans le secteur économique, les représentants de la coordination se sont interrogés sur la participation du patronat à la tripartite (UGTA, gouvernement et patronat) qu’ils ne sont pas représentés dans la fonction publique. Relevant que la guerre des chiffres reste l’apanage de toutes les grèves, Merabet dira que «seul l’employeur peut définir le taux réel de la représentativité des syndicats autonomes ». Il a fait savoir, dans ce sens, que « plus de 70% des fonctionnaires ont fait les frais de ponction sur salaires lors des dernières grèves. D’où la représentativité grandissante des syndicats autonomes ». Par ailleurs, Meriane, tout comme Abdelkrim Boudjenah, secrétaire de la Snte, ont laissé entendre que « l’éventualité de boycotter les examens de fin d’année, dans le secondaire et le supérieur, n’est pas à écarter ».
Farid Abdeladim 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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