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Le Soir d’Algérie

09 - 05 - 2009

CNAPEST
Pour un Snmg à 30 000 DA

Le syndicat UGTA, allié du pouvoir, voire plus, et unique interlocuteur de celui-ci pour parler et négocier au nom des travailleurs algériens, se contente de ce que les observateurs qualifient de miettes. Autant dire que le pouvoir parle à lui-même. Fort heureusement, les syndicats autonomes posent le vrai problème du pouvoir d’achat qui s’érode chaque jour un peu plus.
Pour ceux qui revendiquent un SNMG à 15 000 DA, le Cnapest, par le biais de son coordinateur national, rétorque que ce montant est à des années lumière de la réalité. Il préconise, par conséquent un SNMG à 30 000 DA. Il ne manquera pas d’argument à cet effet. L’amère réalité des ménages algériens en est une. Cette revendication salariale ressort, en outre de l’étude faite par l’Intersyndicale (IAFP), dont fait partie le Cnapest. Cette étude a été réalisée à partir des indices des prix réels écoulés dans le marché national notamment des produits de première nécessité. Selon Nouari Larbi, coordinateur national, de ce syndicat autonome, cette étude calcule le montant nécessaire à une famille de cinq personnes pour survire dans notre pays à l’exclusion des produits et des services à caractère culturel ou considérés comme superflus. Le coordinateur national, qui était à Boumerdès ce mercredi pour assister à une journée de formation des syndicalistes du Cnapest, propose, en outre, la mise en place d’une instance nationale regroupant le gouvernement, les syndicats agréés, le patronat et les institutions officielles des statistiques, pour suivre l’évolution du pouvoir d’achat du régime indiciaire appliqué en Algérie. Pour rappel, le calcul du coût de la vie dans notre pays réalisé par le Cnapest recommande, pour un cadre intermédiaire, l’équivalent d’un professeur de l’enseignement secondaire (PES) l’attribution d’un salaire minimal de 100 000 DA par mois. Cette évaluation est datée de l’été 2008, bien avant que les ménages ne subissent d’autres flambées des prix. Toujours en matière salariale, le coordinateur du Cnapest fustige le gouvernement qui, selon lui, ne respecte même pas ses propres lois. «Nous sommes en mai, mois des travailleurs, et nous constatons que des jeunes sont payés à raison de 2 100 ou 3 000 DA dans le cadre des contrats d’emploi de jeune. Cela ne représente que 20% d’un SNMG dérisoire de 12 000 DA. Ces jeunes sont recensés dans les statistiques faisant état de la création d’un million d’emplois», déplore-t-il. Concernant l’application du statut particulier dans le secteur éducatif, la base de ce syndicat perd, selon son coordinateur, patience «Mis à part la classification à l’échelle 13 des professeurs de lycée induisant un salaire de base de 26 000 DA et celui du poste de professeur principal dont le salaire de base est de 28 000 DA, il n’y a rien de nouveau. Nous attendons des textes d’application», dira-t-il. Selon lui, ce qui a été convenu avec la tutelle ne s’est toujours pas concrétisé «c’est à se demander qui décide à ce sujet», s’interroge-t-il avant d’asséner : «le ministre de l’Education nationale n’a pas le pouvoir de négocier.» Or, on le sait, le Cnapest fait du régime indemnitaire son cheval de bataille. Il a, à ce propos, dressé une liste des primes et indemnités qui doivent être instituées pour combler le déficit salarial, particulièrement au sein de la corporation. Interrogé sur l’éventualité du recours à des actions de protestation, M. Nouari s’est contenté de dire : «Nous organisons des journées de formation et nous en sommes à la quinzième wilaya, c’est aussi l’occasion d’écouter la base. Par ailleurs, nous tiendrons notre conseil national avant la fin de l’actuelle année scolaire. C’est à ce moment que nous déciderons de la conduite à tenir.» Il n’a, cependant pas exclu le recours une grève sous une forme ou une autre.
Culture syndicale
«Nous militons pour un citoyen qui revendique pacifiquement ses droits et qui s’intègre dans la société à laquelle il s’apparente», dira à l’ouverture de cette journée de formation, le responsable national du Cnapest. Ce syndicat exécute les résolutions de son premier congrès qui s’est tenu, rappelons-le, à Alger l’été 2008. Après la campagne de restructuration, il passe effectivement à celle de la formation. La wilaya de Boumerdès est la quinzième étape de ce programme. Revendiquer, protester et négocier, c’est le principe de base du syndicaliste mais cela ne sert à rien si ce dernier n’est pas formé. Ce cycle de formation comble ce déficit. Cette formation, notent les observateurs, est dispensée à des collectifs qui, de manière générale, ont les capacités d’assimiler aisément le discours syndical. L’objectif est aussi de créer une tradition de lutte pour la pérennité de ce droit syndical dans notre pays. De plus le Cnapest opte pour le fonctionnement démocratique de ces instances. Pour ce faire, il a choisi l’organisation horizontale et la prise de décision collégiale. Durant la journée organisée à Boumerdès, des membres du bureau national étaient présents aux côtés des membres du conseil de la wilaya de Boumerdès et des sections locales pour écouter d’éminents spécialistes. Ces derniers ont disserté aussi bien sur l’historique du syndicalisme en Algérie, le droit syndical, le tissu législatif en la matière que sur les techniques de négociation.
Abachi L

Le Courrier d’Algérie

09 - 05 - 2009

BOUMERDÈS

  Le CNAPEST forme ses syndicalistes  

Une journée de formation a été organisée avant-hier au niveau de la Maison de la culture Saïd Senani de Boumerdès. Des thèmes relatifs au mouvement syndical ont été développés par les responsables du syndicat et les spécialistes du domaine. La pensée syndicale, les règles techniques pour la réussite du travail syndical, la revendication légitime, l'organisation du mouvement revendicatif et les techniques dans la négociation sont les principaux thèmes développés durant cette journée. Les représentants des 29 lycées de la wilaya de Boumerdès ont pris part à cette formation. Parlant de l'expérience syndicale en Algérie, le sociologue Nacer Djabi dira que l'expérience syndicale est faible. Il justifiera cela par une très faible production de livres sur le syndicat : seulement 6 livres depuis 1876. Pour donner une importance au concept syndical, il est impératif de se baser sur la formation, en particuliers les jeunes et les femmes expliquera-t-il. Le respect des métiers est l'autre notion non négligeable dans l'évolution du mouvement syndical car dans la réalité on constate le contraire ajoutera- t-il. Dans un point de presse, le Conseiller national chargé de la formation du CNAPEST, Nouar Larbi, parlera de l'importance de la formation des syndicalistes. Il dira dans ce contexte que le CNAPEST a déjà réalisé plusieurs journées de formation au niveau des wilayates au profit des syndicalistes, ce qui leur permettra de mener à bien les revendications notamment celles relatives au socioprofessionnel. Le statut particulier n'a pas connu d'évolution à part quelques articles et nous attendons, son application avec nos propositions, précisera-t-il. À une question sur le SNMG, le Conseiller national expliquera que celuici doit s'aligner sur le pouvoir d'achat. Nous avons proposé dans ce cadre la création d'une institution regroupant le gouvernement, le patronat, tous les syndicats et l'Office des statistiques pour décider un SNMIG garantissant le pouvoir d'achat. Même si maintenant le SNMIG est de 12 000,00 DA, il y a toujours des contradictions car des jeunes sont payés à 2 000,00DA et 3 000,00 DA. Ces formations vont permettre une meilleure mobilisation des travailleurs au niveau de la base dont la priorité demeure le régime indemnitaire pour combler le déficit dira Nouar Larabi en ajoutant que la prochaine réunion du CNAPEST aura lieu avant l'examen du bac. Il sera procédé à l'évaluation des cycles de formation et surtout des actions à mener pour l'amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants conclura- t-il.

 B.Khider 

El Watan

09 - 05 - 2009

Boumerdès

Journée d’étude du Cnapest  

« Les organisations syndicales sont en position de faiblesse et adoptent une attitude défensive », a déclaré le Dr Nacer Djabi, mercredi dernier à Boumerdès.

 S’exprimant lors d’une journée d’études organisée par le Cnapest à la maison de jeunes Saïd Snani sur la formation syndicale, et à laquelle ont pris part des dizaines de syndicalistes venus de différentes régions du pays, l’orateur a souligné que « la situation socio-économique et politique que traverse le pays aujourd’hui a influé négativement sur le travail syndical dans notre pays ». Selon, M. Djabi, les organisations syndicales nationales font face à d’énormes difficultés et sont en voie de disparition. D’où la nécessité, selon lui, d’offrir les moyens pour regagner la confiance des citoyens afin qu’ils intègrent les mouvements syndicaux. Analysant l’histoire et les étapes du mouvement syndical dans notre pays, le sociologue a déploré « le manque d’ouvrages traitant des questions relatives au mouvement syndical, bien que ceux-ci peuvent aider les syndicalistes à mieux s’informer des enjeux et des réalités auxquels ils sont confrontés afin de les dépasser ».

Évoquant la relation partis politiques- syndicats, l’orateur note que celle-ci est quasi-inexistante, vu le verrouillage de la scène politique et la position de faiblesse des partis de l’opposition. Parlant du thème da la rencontre « La formation syndicale », le sociologue a déploré l’absence de ce qu’il appelle « la formation dogmatique » au sein des syndicats et note que le Cnapest « est un syndicat d’action et non d’idées ». Intervenant en marge de cette rencontre, M. Hattab, secrétaire national chargé à la formation du Cnapest a mis en exergue « la nécessité de dépasser les revendications du pain pour aller vers les revendications purement professionnelles ». De son côté, la directrice de l’éducation de la wilaya, invitée aux travaux de cette journée d’études, a axé son intervention sur le rôle de la formation syndicale et son apport dans la résolution des problèmes du secteur.

 Par Ramdane Koubabi

الفجر

09 - 05 - 2009

''الكنابيست'' تطالب بمرصد وطني للقدرة الشرائية بشراكة كل الأطرف المعنية

قصد تفادي الاختلالات المسجلة في سياسة الأجور

دعا، أمس، المجلس الوطني المستقل لأساتذة التعليم الثانوي والتقني، الى إنشاء مرصد وطني للقدرة الشرائية، بشراكة كل الأطراف الفاعلة من نقابات وممثلي الوزارات المعنية، بالتعاون مع مكاتب دراسات مختصة من شأنه تحديد قيمة النقطة الاستدلالية• ويهدف المرصد، حسب بيان ''الكنابيست''، استلمت ''الفجر'' نسخة منه، والذي تزامن وأشغال اليوم الدراسي التكويني الجهوي المنعقد أول أمس ببومرداس، إلى تفادي نفس الاختلالات المسجلة في سياسة الأجور، وما انجر عنها من تدن في القدرة الشرائية لموظفي القطاع العمومي، إلى جانب تحقيق الشفافية والعدالة، حيث  طالب المجلس إشراك كل من النقابات الوطنية ونقابات أرباب العمل والحكومة، ممثلة في وزارات المالية والتجارة والعمل والتضامن الوطني وكل من له علاقة بالموضوع• وحسب ذات المصدر، فإن اليوم الدراسي الذي جرى تحت شعار ''معا نحو بناء ثقافة نقابية فعالة''، كان فرصة لوضع اليد على الاختلالات المسجلة في العمل النقابي في بعض الولايات، ومن ثمة العمل على تجنيد أوسع للأساتذة حول نقابتهم ونشر الوعي في صفوفهم بضرورة التحرك الإيجابي والاستعداد للقيام بحركات احتجاجية قوية قصد افتكاك مطالبهم، خاصة ما تعلق بالنظام التعويضي وملف تسيير الخدمات الاجتماعية والسكن والتقاعد بعد 52 سنة خدمة، وكذا ملف طب العمل الذي أصبح من الأهمية بمكان في حياة الأساتذة المهنية• 

 غنية توات

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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