المجلس الوطني المستـقـل لأساتذة التعليم الثانوي و التقني

Conseil  National Autonome des Professeurs de l'Enseignement Secondaire et Technique

- صحافة يوم الخميس 19 -11 -2009

الخبر

 

مؤشرات انفراج الأزمة في الأفق لقطاع التربية
بن بوزيد يرمي الكرة في مرمى كريم جودي

آمال ياحي

 كشفت مصادر مطلعة، أن وزارة التربية وجهت مراسلة رسمية إلى وزارة المالية، أول أمس، تستفسر فيها عن إمكانية صرف منحة المردودية الفردية لعمال القطاع وفقا للأجر القاعدي الجديد، وهو المطلب الذي وضعته النقابات المستقلة كأهم شرط من أجل تعليق الإضراب.
أضافت ذات المصادر، أن الرد الذي ستقدمه وزارة المالية بهذا الخصوص يعد مصيريا وحاسما، نظرا لقرب موعد صرف هذه المنحة التي يتلقاها مستخدمو قطاع التربية مع نهاية كل سداسي تحديدا في شهري جويلية وديسمبر من كل سنة. علما أن منحة المردودية تمثل نسبة 40 بالمائة من قيمة الأجر القاعدي الأمر الذي يعكس أهميتها، ويفسر سبب تمسك المضربين بمسألة صرفها، سيما بعد أن أقرت الحكومة، بداية الأسبوع الجاري، باحتساب جميع المنح والعلاوات بأثر رجعي مهما كان تاريخ صدور نظام التعويضات.
موازاة مع هذا، تواصل، أمس، إضراب موظفي قطاع التربية على المستوى الوطني وفي أطوار التعليم الثلاثة بنسب متفاوتة، استجابة لنداء قياداتهم النقابية التي جددت في ندوة صحفية تناولتها ''الخبر'' عزمها على عدم التراجع إلا في حال تلبية الحكومة لمطلبين رئيسيين؛ وهما الالتزام بصرف منحتي المردودية الفردية وتحسين الأداء التربوي بناء على الأجر القاعدي الجديد، إلى جانب المطالب بإلغاء القرار 94 ـ 158 المتعلق بتسيير أموال الخدمات الاجتماعية للقطاع بحكم عدم دستوريته.
واستنادا إلى مصادر نقابية، فإن الشرطين المذكورين تم تبليغهما إلى الوزارة الوصية. وحسب نفس المصادر، فإن صرف منحة المردودية تبعا للمقاييس التي اقترحتها النقابات لن تنهي وحدها الحركة الاحتجاجية، ولكنها ستكون بمثابة بداية انفراج الأزمة في العلاقات بين المضربين والسلطات الوصية.

 



Dépêche de Kabylie

 

Alors que la tutelle affirme avoir répondu favorablement à leurs doléances

Le Cnapest, le Snapest et l’Unpef poursuivent leur grève

Les syndicats activants dans le secteur de l’Education ont formellement démenti le gel du mouvement rapporté par les médias lourds.

Ainsi donc et devant cet état de fait, les grévistes affirment qu’ils n’ont pas l’intention d’arrêter leur mouvement jusqu’à satisfaction de leur plate-forme de doléances.

“Nous ne nous  sommes pas mis d’accord avec le ministère de l’Education nationale sur un engagement écrit. Nous voulons du concret concernant le dossier du régime indemnitaire et non pas des promesses”, a affirmé le président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef).

Ce syndicat a demandé au ministère de comptabiliser les Primes de rendement individuel (PRI) et les Indemnités d’amélioration, du performance et pédagogique (IAPP) sur le nouveau salaire de base. Au lieu de cela, la tutelle a proposé l’installation d’une commission regroupant un représentant du ministère des Finances et celui de la direction générale de la Fonction publique.

En ce qui concerne le dossier des œuvres sociales, les syndicats du secteur ont insisté sur le gel de la décision ministérielle n° 94/158 relatives à la gestion de l’argent des œuvres sociales qui est estimé à 1 374 milliards de centimes. Le ministère a réfuté cette proposition en demandant en contrepartie, l’installation d’une commission qui regroupera les syndicats sous prétexte que l’annulation de cette décision ministérielle dépasse son département.

“Nous réitérons notre attachement à l’annulation de la décision ministérielle n° 94/158 en attendant l’installation de cette commission”, a tonné le président du l’Unpef.

Le coordinateur national du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) dira que “son syndicat est prêt à négocier avec ceux qui ont le pouvoir de prise de décision.” Selon lui, la tutelle n’est qu’un intermédiaire entre les syndicats du secteur et une autre administration. “Nous sommes prêts à négocier avec le gouvernement, s’il le faut”, fulmine-t-il.

Bien que le Premier ministre soit revenu sur sa décision concernant l’instruction n°  03 du 30 septembre 2008 relative aux modalités de révision des régimes indemnitaires des fonctionnaires et agents contractuels, les grévistes ne comptent pas faire marche arrière.

D’après le coordinateur national du Cnapest, “le dossier du régime indemnitaire n’est pas notre champ de bataille, car nous comptions bien auparavant observer notre mouvement dès le mois de janvier prochain”.

Celui-ci fera savoir en outre, que “si la tutelle affirme que l’UGTA n’est pas favorisée, il faut que cela soit mentionné dans un arrêté ministériel.”

Un conseil national du Cnapest sera tenu le 23 novembre prochain pour décider de la suite à donner à l’action d’envergure des enseignants.

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Lemya Ouchenir

L’Expression

 

EDUCATION NATIONALE
Deux syndicats crient à la manipulation

19 Novembre 2009 - Page : 10
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L’absence d’une concertation entre la tutelle et l’ensemble des syndicats a ouvert la voie à la «récupération».

Le Satef et le CLA ont dénoncé la récente rencontre tenue entre le ministère de l’Education nationale et les quatre syndicats, à savoir Snapest, Unpef, Cnapest et Snte. Cette réunion a eu lieu, avant-hier, au siège du ministère de l’Education nationale à l’invitation de Boubekeur Benbouzid. Le premier responsable du secteur s’est engagé solennellement à prendre en charge les revendications des travailleurs de l’Education nationale. Toutefois, le Satef et le CLA ne sont pas près d’y croire.
«Le ministère de l’Education nationale tente, à travers un dialogue biaisé et piégé, d’arrêter la grève sans acquis palpable pour les travailleurs», a dénoncé le Satef, dans un communiqué parvenu, hier, à notre rédaction. Plus explicite, le Satef rappelle que «l’installation de commissions a toujours été le stratagème utilisé par le ministère de l’Education nationale pour noyer les revendications et les renvoyer aux calendes grecques». Dans le même contexte, le Satef a précisé que «l’exemple de l’élaboration du statut particulier du secteur pour lequel une commission a été installée et a travaillé pendant plus d’une année pour enfin voir la tutelle imposer sa mouture, est des plus édifiants». Cela étant, le Satef appelle les travailleurs de l’éducation à rester «mobilisés» et «vigilants» à même de «continuer» la grève jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
De son côté, le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour, a dénoncé, hier, dans une déclaration à L’Expression, la démarche de la tutelle en appelant certains syndicats (Snapest, Cnapest, Unpef, Snte) au dialogue. Le CLA qualifie cette rencontre «de faux dialogue. Car elle consiste tout simplement à gagner du temps. Ce n’est pas la première fois qu’on assiste à ce genre de pratiques (fuite en avant) de la part de la tutelle. C’est de la manipulation pure et simple», a-t-il qualifié. Aussi, M.Idir a appelé l’ensemble des travailleurs de l’Education à «la vigilance» pour avorter toute tentative qui consisterait à disqualifier la grève des enseignants. Ce faisant, le CLA a organisé, hier, des assemblées générales avec les enseignants au niveau des lycées de la wilaya d’Alger, a-t-il fait savoir. Ces assemblées, précise-t-il, ont pour but d’expliquer aux enseignants les dernières mesures prise par le gouvernement à la suite de la rencontre avec les syndicats dialoguistes. L’interlocuteur a clamé par la même occasion: «Basta à la récupération. Nous voulons des solutions concrètes et radicales.» Par ailleurs, M.Idir s’est montré solidaire avec les enseignants contractuels. «Nous demandons leur intégration sans aucune condition. Il est temps de mettre fin à ces mesures qui s’inscrivent dans un contexte d’exclusion sociale», a martelé le syndicaliste.
Quant au Syndicat autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique (Snapest, agréé), il a demandé, avant-hier, au ministère de l’Education nationale des «éclaircissements» concernant certains points contenus dans la décision du gouvernement relative au régime indemnitaire. Le syndicat a fait savoir qu’une réunion du Conseil national se tiendra samedi prochain.

Smail DADI

Quotidien d’Oran

 

Poursuite de la grève à l'Education: Un sit-in le jour de la tripartite

par Moufida R.

Le bras de fer se poursuit entre les syndicats autonomes et le ministère de l'Education nationale. La grève entamée depuis le 8 du mois courant entre dans sa deuxième semaine. Une mobilisation sans pareille depuis 2003. Les syndicats autonomes n'en démordent pas, ils veulent que leur plate-forme de revendications soit entièrement satisfaite. Les quelques promesses accordées à l'issue de la rencontre, séparément avec trois syndicats, en l'occurrence l'Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation (Unpef), le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest), et le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), n'ont pas convaincu les protestataires à arrêter le débrayage.

 La décision du gouvernement d'annuler l'instruction n°3 du 30 septembre 2009 relative aux modalités de révision des régimes indemnitaires des fonctionnaires et agents contractuels, pour tenir compte de sa rétroactivité à partir du 1er janvier 2008, n'a pas eu l'effet escompté et s'est avérée peu probante aux yeux des syndicats qui sont plus que déterminés à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu'à aboutissement de leurs revendications. L'exclusion du dialogue de trois syndicats, à savoir le Snapap, le Satef et le Cla, a attisé leur colère. Ces derniers condamnent à l'unisson «les intrigues de coulisses auxquelles s'est adonné le ministre pour les diviser et casser leur élan». Contactés hier, les syndicats, membres de l'intersyndicale de la fonction publique, ont décidé d'engager d'autres actions. Selon Boudiba Messaoud, le chargé de l'information du Cnapest, «nous tenons une réunion aujourd'hui pour préparer un sit-in devant le palais du gouvernement le jour de la tenue de la tripartite». Estimant que «la grève est une réussite totale et que la mobilisation est à son apogée». «Le taux de suivi, a-t-il ajouté, dans le primaire et le moyen est de 87% et dans le secondaire et technique est de 94%».

 S'agissant des enseignants contractuels qui ont organisé un sit-in devant le siège du ministère de l'Education nationale sans heurts, notre interlocuteur a affirmé que «les syndicats autonomes continuent à soutenir la cause de cette catégorie d'enseignants qui réclament leur intégration sans conditions et sans concours». Le responsable syndical a précisé que «la proposition du ministre d'un dialogue dans le cadre d'une commission ad hoc, en contrepartie de la reprise des cours, ne résoudra pas le problème car il ne s'agit pas de parler mais de négocier de façon effective pour que toutes les revendications pour lesquelles les enseignants ont débrayé soient entièrement satisfaites, à savoir la révision du régime indemnitaire, la revalorisation des salaires, l'intégration des enseignants contractuels et la gestion des oeuvres sociales». Même son de cloche du côté du Cla dont le porte-parole montre une exaspération envers l'attitude du ministre qui «ne veut pas voir la réalité du terrain et des véritables représentants des enseignants». Idir Achour a affirmé que son syndicat «maintient la grève jusqu'à la concrétisation de la plate-forme de revendications». Pour lui, «l'augmentation des salaires doit se faire en fonction de la valeur du point indiciaire flexible, les indemnités en fonction des risques qui sont différents et les primes sont accordées pour améliorer la productivité des employés, or, ce qui est appliqué est que les primes sont octroyées pour absorber le déficit en pouvoir d'achat». De son côté, le secrétaire général du Satef, Sadali Mohamed Salem, dira: «Le ministre tente de détourner le débat et d'user d'entourloupettes comme il a toujours fait alors qu'il sait pertinemment ce que veut la base qui veut être reconnue et réhabilitée dans sa dignité».

 

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