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الخبر
مؤشرات انفراج الأزمة في
الأفق لقطاع التربية
بن بوزيد يرمي الكرة في مرمى كريم جودي
آمال ياحي
كشفت مصادر مطلعة، أن وزارة التربية وجهت مراسلة رسمية إلى وزارة
المالية، أول أمس، تستفسر فيها عن إمكانية صرف منحة المردودية الفردية لعمال
القطاع وفقا للأجر القاعدي الجديد، وهو المطلب الذي وضعته النقابات المستقلة
كأهم شرط من أجل تعليق الإضراب.
أضافت ذات المصادر، أن الرد الذي ستقدمه وزارة المالية بهذا الخصوص يعد مصيريا
وحاسما، نظرا لقرب موعد صرف هذه المنحة التي يتلقاها مستخدمو قطاع التربية مع
نهاية كل سداسي تحديدا في شهري جويلية وديسمبر من كل سنة. علما أن منحة
المردودية تمثل نسبة 40 بالمائة من قيمة الأجر القاعدي الأمر الذي يعكس
أهميتها، ويفسر سبب تمسك المضربين بمسألة صرفها، سيما بعد أن أقرت الحكومة،
بداية الأسبوع الجاري، باحتساب جميع المنح والعلاوات بأثر رجعي مهما كان تاريخ
صدور نظام التعويضات.
موازاة مع هذا، تواصل، أمس، إضراب موظفي قطاع التربية على المستوى الوطني وفي
أطوار التعليم الثلاثة بنسب متفاوتة، استجابة لنداء قياداتهم النقابية التي
جددت في ندوة صحفية تناولتها ''الخبر'' عزمها على عدم التراجع إلا في حال تلبية
الحكومة لمطلبين رئيسيين؛ وهما الالتزام بصرف منحتي المردودية الفردية وتحسين
الأداء التربوي بناء على الأجر القاعدي الجديد، إلى جانب المطالب بإلغاء القرار
94 ـ 158 المتعلق بتسيير أموال الخدمات الاجتماعية للقطاع بحكم عدم دستوريته.
واستنادا إلى مصادر نقابية، فإن الشرطين المذكورين تم تبليغهما إلى الوزارة
الوصية. وحسب نفس المصادر، فإن صرف منحة المردودية تبعا للمقاييس التي اقترحتها
النقابات لن تنهي وحدها الحركة الاحتجاجية، ولكنها ستكون بمثابة بداية انفراج
الأزمة في العلاقات بين المضربين والسلطات الوصية.
Dépêche de
Kabylie
Alors que
la tutelle affirme avoir répondu favorablement à leurs doléances
Le Cnapest, le Snapest et l’Unpef poursuivent leur
grève
Les
syndicats activants dans le secteur de l’Education ont formellement démenti
le gel du mouvement rapporté par les médias lourds.
Ainsi donc et
devant cet état de fait, les grévistes affirment qu’ils n’ont pas
l’intention d’arrêter leur mouvement jusqu’à satisfaction de leur
plate-forme de doléances.
“Nous ne nous
sommes pas mis d’accord avec le ministère de l’Education nationale sur un
engagement écrit. Nous voulons du concret concernant le dossier du régime
indemnitaire et non pas des promesses”, a affirmé le président de l’Union
nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef).
Ce syndicat a
demandé au ministère de comptabiliser les Primes de rendement individuel
(PRI) et les Indemnités d’amélioration, du performance et pédagogique (IAPP)
sur le nouveau salaire de base. Au lieu de cela, la tutelle a proposé
l’installation d’une commission regroupant un représentant du ministère des
Finances et celui de la direction générale de la Fonction publique.
En ce qui
concerne le dossier des œuvres sociales, les syndicats du secteur ont
insisté sur le gel de la décision ministérielle n° 94/158 relatives à la
gestion de l’argent des œuvres sociales qui est estimé à 1 374 milliards de
centimes. Le ministère a réfuté cette proposition en demandant en
contrepartie, l’installation d’une commission qui regroupera les syndicats
sous prétexte que l’annulation de cette décision ministérielle dépasse son
département.
“Nous
réitérons notre attachement à l’annulation de la décision ministérielle n°
94/158 en attendant l’installation de cette commission”, a tonné le
président du l’Unpef.
Le
coordinateur national du Conseil national des professeurs de l’enseignement
secondaire et technique (Cnapest) dira que “son syndicat est prêt à négocier
avec ceux qui ont le pouvoir de prise de décision.” Selon lui, la tutelle
n’est qu’un intermédiaire entre les syndicats du secteur et une autre
administration. “Nous sommes prêts à négocier avec le gouvernement, s’il le
faut”, fulmine-t-il.
Bien que le
Premier ministre soit revenu sur sa décision concernant l’instruction n° 03
du 30 septembre 2008 relative aux modalités de révision des régimes
indemnitaires des fonctionnaires et agents contractuels, les grévistes ne
comptent pas faire marche arrière.
D’après le
coordinateur national du Cnapest, “le dossier du régime indemnitaire n’est
pas notre champ de bataille, car nous comptions bien auparavant observer
notre mouvement dès le mois de janvier prochain”.
Celui-ci fera
savoir en outre, que “si la tutelle affirme que l’UGTA n’est pas favorisée,
il faut que cela soit mentionné dans un arrêté ministériel.”
Un conseil
national du Cnapest sera tenu le 23 novembre prochain pour décider de la
suite à donner à l’action d’envergure des enseignants.
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Lemya Ouchenir
L’Expression
EDUCATION NATIONALE
Deux syndicats crient à la manipulation
19 Novembre 2009 - Page : 10
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L’absence d’une concertation entre la tutelle et
l’ensemble des syndicats a ouvert la voie à la «récupération».
Le Satef et le CLA ont dénoncé la récente rencontre
tenue entre le ministère de l’Education nationale et les quatre syndicats, à
savoir Snapest, Unpef, Cnapest et Snte. Cette réunion a eu lieu, avant-hier,
au siège du ministère de l’Education nationale à l’invitation de Boubekeur
Benbouzid. Le premier responsable du secteur s’est engagé solennellement à
prendre en charge les revendications des travailleurs de l’Education
nationale. Toutefois, le Satef et le CLA ne sont pas près d’y croire.
«Le ministère de l’Education nationale tente, à travers un dialogue
biaisé et piégé, d’arrêter la grève sans acquis palpable pour les
travailleurs», a dénoncé le Satef, dans un communiqué parvenu, hier, à
notre rédaction. Plus explicite, le Satef rappelle que «l’installation de
commissions a toujours été le stratagème utilisé par le ministère de
l’Education nationale pour noyer les revendications et les renvoyer aux
calendes grecques». Dans le même contexte, le Satef a précisé que «l’exemple
de l’élaboration du statut particulier du secteur pour lequel une commission
a été installée et a travaillé pendant plus d’une année pour enfin voir la
tutelle imposer sa mouture, est des plus édifiants». Cela étant, le
Satef appelle les travailleurs de l’éducation à rester «mobilisés» et
«vigilants» à même de «continuer» la grève jusqu’à la
satisfaction de leurs revendications.
De son côté, le porte-parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir
Achour, a dénoncé, hier, dans une déclaration à L’Expression, la démarche de
la tutelle en appelant certains syndicats (Snapest, Cnapest, Unpef, Snte) au
dialogue. Le CLA qualifie cette rencontre «de faux dialogue. Car elle
consiste tout simplement à gagner du temps. Ce n’est pas la première fois
qu’on assiste à ce genre de pratiques (fuite en avant) de la part de la
tutelle. C’est de la manipulation pure et simple», a-t-il qualifié.
Aussi, M.Idir a appelé l’ensemble des travailleurs de l’Education à «la
vigilance» pour avorter toute tentative qui consisterait à disqualifier
la grève des enseignants. Ce faisant, le CLA a organisé, hier, des
assemblées générales avec les enseignants au niveau des lycées de la wilaya
d’Alger, a-t-il fait savoir. Ces assemblées, précise-t-il, ont pour but
d’expliquer aux enseignants les dernières mesures prise par le gouvernement
à la suite de la rencontre avec les syndicats dialoguistes. L’interlocuteur
a clamé par la même occasion: «Basta à la récupération. Nous voulons des
solutions concrètes et radicales.» Par ailleurs, M.Idir s’est montré
solidaire avec les enseignants contractuels. «Nous demandons leur
intégration sans aucune condition. Il est temps de mettre fin à ces mesures
qui s’inscrivent dans un contexte d’exclusion sociale», a martelé le
syndicaliste.
Quant au Syndicat autonome des professeurs d’enseignement secondaire et
technique (Snapest, agréé), il a demandé, avant-hier, au ministère de
l’Education nationale des «éclaircissements» concernant certains
points contenus dans la décision du gouvernement relative au régime
indemnitaire. Le syndicat a fait savoir qu’une réunion du Conseil national
se tiendra samedi prochain.
Smail DADI
Quotidien d’Oran
Poursuite de la grève à l'Education: Un sit-in le
jour de la tripartite
par Moufida R.
Le
bras de fer se poursuit entre les syndicats autonomes et le ministère de
l'Education nationale. La grève entamée depuis le 8 du mois courant entre
dans sa deuxième semaine. Une mobilisation sans pareille depuis 2003. Les
syndicats autonomes n'en démordent pas, ils veulent que leur plate-forme de
revendications soit entièrement satisfaite. Les quelques promesses accordées
à l'issue de la rencontre, séparément avec trois syndicats, en l'occurrence
l'Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation (Unpef), le
Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et
technique (Snapest), et le Conseil national autonome des professeurs de
l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), n'ont pas convaincu les
protestataires à arrêter le débrayage.
La décision du gouvernement d'annuler l'instruction n°3 du 30 septembre
2009 relative aux modalités de révision des régimes indemnitaires des
fonctionnaires et agents contractuels, pour tenir compte de sa rétroactivité
à partir du 1er janvier 2008, n'a pas eu l'effet escompté et s'est avérée
peu probante aux yeux des syndicats qui sont plus que déterminés à
poursuivre leur mouvement de protestation jusqu'à aboutissement de leurs
revendications. L'exclusion du dialogue de trois syndicats, à savoir le
Snapap, le Satef et le Cla, a attisé leur colère. Ces derniers condamnent à
l'unisson «les intrigues de coulisses auxquelles s'est adonné le ministre
pour les diviser et casser leur élan». Contactés hier, les syndicats,
membres de l'intersyndicale de la fonction publique, ont décidé d'engager
d'autres actions. Selon Boudiba Messaoud, le chargé de l'information du
Cnapest, «nous tenons une réunion aujourd'hui pour préparer un sit-in devant
le palais du gouvernement le jour de la tenue de la tripartite». Estimant
que «la grève est une réussite totale et que la mobilisation est à son
apogée». «Le taux de suivi, a-t-il ajouté, dans le primaire et le moyen est
de 87% et dans le secondaire et technique est de 94%».
S'agissant des enseignants contractuels qui ont organisé un sit-in devant
le siège du ministère de l'Education nationale sans heurts, notre
interlocuteur a affirmé que «les syndicats autonomes continuent à soutenir
la cause de cette catégorie d'enseignants qui réclament leur intégration
sans conditions et sans concours». Le responsable syndical a précisé que «la
proposition du ministre d'un dialogue dans le cadre d'une commission ad hoc,
en contrepartie de la reprise des cours, ne résoudra pas le problème car il
ne s'agit pas de parler mais de négocier de façon effective pour que toutes
les revendications pour lesquelles les enseignants ont débrayé soient
entièrement satisfaites, à savoir la révision du régime indemnitaire, la
revalorisation des salaires, l'intégration des enseignants contractuels et
la gestion des oeuvres sociales». Même son de cloche du côté du Cla dont le
porte-parole montre une exaspération envers l'attitude du ministre qui «ne
veut pas voir la réalité du terrain et des véritables représentants des
enseignants». Idir Achour a affirmé que son syndicat «maintient la grève
jusqu'à la concrétisation de la plate-forme de revendications». Pour lui,
«l'augmentation des salaires doit se faire en fonction de la valeur du point
indiciaire flexible, les indemnités en fonction des risques qui sont
différents et les primes sont accordées pour améliorer la productivité des
employés, or, ce qui est appliqué est que les primes sont octroyées pour
absorber le déficit en pouvoir d'achat». De son côté, le secrétaire général
du Satef, Sadali Mohamed Salem, dira: «Le ministre tente de détourner le
débat et d'user d'entourloupettes comme il a toujours fait alors qu'il sait
pertinemment ce que veut la base qui veut être reconnue et réhabilitée dans
sa dignité».
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