المجلس الوطني المستـقـل لأساتذة التعليم الثانوي و التقني

Conseil  National Autonome des Professeurs de l'Enseignement Secondaire et Technique

 

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التغطية الصحفية للتجمع أمام وزارة التربية الوطنية مساندة للأساتذة المتعاقدين المضربين عن الطعام منذ تاريخ 14/07/2008 في الجرائد اليومية ليوم الخميس 31/07/2008.

الــخـبـر

وقفة تضامنية مع الأساتذة المتعاقدين بالعاصمة
قوات الأمن تفرق اعتصام النقابات المستقلة والأحزاب السياسية                                   بقلم:  زبير فاضل
اعتقالات في صفوف المعتصمين وحالات إغماء

 دخل ممثلو هيئة ما بين النقابات والأحزاب السياسية والأساتذة المتعاقدون في مواجهات مع قوات مكافحة الشغب، واعتقل ممثلان عن حزبين سياسيين ومصوران صحفيان كما تعرض عدد من الأساتذة المتعاقدين للضرب.
قمعت قوات الأمن الاعتصام الذي التفت حوله عدة نقابات مستقلة وأحزاب سياسية وكذا الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، أمس، تضامنا مع الأساتذة المتعاقدين الذين دخل إضرابهم عن الطعام يومه الثامن عشر، للمطالبة بإدماجهم في مناصبهم كأساتذة في مختلف الأطوار التعليمية.
وتجمهر عشرات المتضامنين بالقرب من وزارة التربية الوطنية ومن ثانوية الشيخ بوعمامة (ديكارت سابقا) بالمرادية في العاصمة، في حدود الساعة الواحدة ظهرا، وكانت قبلها قوات الأمن قد طوقت المكان، ورفضت أن يتقدموا هؤلاء باتجاه المدخل الرئيسي لوزارة التربية أو التوجه إلى مقر رئاسة الجمهورية.
وتصدى المعتصمون لمضايقات قوات الأمن، مؤكدين بأنهم يريدون إيصال صوتهم للوزير بن بوزيد. وتوسط رئيس اتحاد جمعيات أولياء التلاميذ للعاصمة، من أجل مقابلة الوزير، وظل هناك قرابة الساعة من دون فائدة، حيث ''أخبرنا بأن لا أحد هناك لا الوزير ولا الأمين العام ولا مستشاريه''، يقول هذا الأخير.
وتعقدت الأوضاع بالرصيف المقابل لثانوية بوعمامة حيث تجمهر المساندون من مختلف الأحزاب السياسية والتنظيمات النقابية والمجتمع المدني، ومنع الصحفيون من أداء مهامهم، كما تم الاعتداء على المصورين الصحفيين حيث حجزت آلات تصويرهم، فيما اعتقل مصوران صحفيان من يوميتين باللغة الفرنسية.
وقررت قوات الأمن إزاحة وتفريق المعتصمين، واستعملت في ذلك القوة. وكانت ''الخبر'' شاهدة على سوء المعاملة التي تلقاها هؤلاء، واعتقلت نفس المصالح معتصمين من حزبين سياسيين، كما أغمي على عدد من الأساتذة المتعاقدين، كما هو الحال بالنسبة لأستاذة مضربة عن الطعام من مدينة عنابة أصيبت بالإغماء من شدة الإرهاق. ولم يتوقف المعتصمون خصوصا من الأساتذة المتعاقدين الممثلين لـ12 ولاية، من ترديد شعارات تندد بـ''الحفرة''، وقالوا ''لن نبقى في هذا البلد وسنختار الحرفة عن البقاء رهينة قطاع بن بوزيد''.
أما النقابات المستقلة فعبّرت عن قلقها الشديد من صمت السلطات، لكنها أكدت ''نجاح الحركة الاحتجاجية''، واعتبرت هذه الخطوة، بالمنعرج ما قبل الأخير في قضية الأساتذة المتعاقدين، بحيث سيتم من اليوم تدويل القضية، ''حيث سينتقل وفد إلى مقر الاتحاد الأوروبي في بروكسل من أجل طرح القضية عليهم''. كما عبّرت عدة تنظيمات دولية ناشطة في حقوق الإنسان عن مساندتها التامة لهم، وعن استعدادها التام لفتح الملف على أعلى مستوى.
وكانت اللجنة المساندة للأساتذة المتعاقدين قررت، أول أمس، أن يتم تعيين ممثلين عن النقابات المستقلة من أجل التحاور مع بن بوزيد وتقديم لائحة المطالب التي تتمحور أساسا حول إدماجهم في مناصب عمل، خصوصا وأن البعض منهم يتعاقدون مع قطاع التربية منذ 15 سنة وكانوا يضمنون التعليم في ولايات عانت من ويلات الإرهاب.

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La dépêche de Kabylie 

Conseil national des enseignants contractuels (CNEC)

Le rassemblement devant le ministère empêché

Le rassemblement devant le ministère de l’Education nationale qu’a prévu le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a été interdit hier, par la police .En effet, les enseignants contractuels, les partis politiques et les syndicats autonomes (Cla, Cnapest, Satef, Snapap) qui avaient l'intention de se rassembler devant le lycée « Descartes » au Golf, à Alger, pour « faire entendre leurs voix  concernant l’intégration des enseignants contractuels » ont été surpris de découvrir l'impressionnant dispositif policier qui barricadait tous les chemins  qui mènent vers le ministère.

Ils étaient au nombre de 70 personnes qui ont été brutalement malmenés, bousculés et interdit de rejoindre la tutelle  par les forces de l’ordre. Pis encore, les éléments de la sécurité nationale ont interpellé deux éléments du Cla et deux photographes et ils leur ont réquisitionne leurs matériels afin de soustraire les photos prises lors de ce sit-in. Même les journalistes présents sur les lieux dans le but de couvrir cet évènement, ont été brutalement maltraités. Personne n’a pu atteindre le ministère de l’Education nationale, hormis la délégation des parents d’élèves ; “mais il n’y avait aucun responsable au niveau de la tutelle pour les recevoir”, nous a indiqué Mme Meriem Marouf, chargée de communication du CNEC. Et d’ajouter que « les enseignants contractuels grévistes de la faim n’ont pas pu se rassembler à cause de la dégradation de leur état  de santé ». Affaiblie par la grève de la faim illimitée qui boucle aujourd’hui son 18ème  jour, Mme Marouf a signalé aux journalistes présents sur les lieux, que « la police s’est bien préparée pour nous empêcher de rejoindre la tutelle ». La chargée de communication du CNEC et une autre gréviste de la faim ont été malmenées et maltraitées malgré la dégradation de leur état de santé. Cette dernière qui n’arrivait même pas à se tenir debout a été évacuée d’urgence vers l’hôpital. 

Lemya Oucheni

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Le Courrier d’Algérie 

RASSEMBLEMENT DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS DEVANT LE MINISTÈRE DE L’EDUCATION
Benbouzid aux abonnés absents

 Le sit-in du Conseil national des contractuels a été empêché, hier, par les forces de l’ordre. La délégation de l’intersyndicale, désignée pour remettre la lettre de revendication au ministre de l’Education nationale s’est vue ainsi interdire l’accès au département de Benbouzid. Cet état de fait n’est pas sans susciter la grogne des enseignants mais aussi de l’ensemble des participants à ce rassemblement, entre autres, les représentants des partis politiques, de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh), des syndicats autonomes et des représentants de la société civile. Ces derniers sont unanimes à dénoncer ce «traitement » des plus déplorables digne des pouvoirs répressifs. «C’est vraiment désolant de constater qu’en 2008 ce genre de pratiques existe encore chez nous. Cette manifestation se voulait une rencontre qui aurait pu mettre fin aux doléances des enseignants en grève depuis 17 jours mais les pouvoirs publics n’ont pas trouvé mieux que de nous accueillir à coups de matraque», nous dira sur place un représentant du Snapap. «Pourtant il s’agit d’un sit-in pacifique», soutient, de son côté, un enseignant. «A vrai dire, nous avons prédit ce scénario car le pouvoir en place ne connaît que le langage de la répression», a-t-il ajouté. «Cette fin de non -recevoir, on ne peut plus regrettable, de la part de la tutelle, démontre une fois de plus la preuve de son irresponsabilité et renseigne, si besoin est, que le ministre de l’Education nationale n’a pas eu le courage de nous affronter. Il sait pertinemment que nous avons raison et que nos revendications sont légitimes», soutientil. Que faire maintenant ? La réponse ne s’est pas fait attendre : «Nous poursuivrons notre grève. Il n’est pas question d’y mettre fin. Il s’agit de nos droits. Il n’est donc pas question de faire marche arrière quel que soit le prix à payer ». « Il n’en est pas question d’abdiquer si les pouvoirs publics persistent dans leur silence ». « Nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre notre mouvement jusqu’à l’aboutissement de toutes nos revendications même si cela nous coûte la vie », a martelé un gréviste rencontré sur les lieux. « Nous sommes ici pour témoigner de notre engagement sans faille et notre solidarité envers ces enseignants, leur apporter notre soutien indéfectible. Mais voilà que les choses ont mal tourné», dira un autre syndicaliste, non sans indiquer que les contractuels ne doivent pas souffrir… en silence. Pour lui, le moment est venu pour élargir le cercle de solidarité, aussi bien sur le plan national qu’international. «Ce serait une grave et grossière erreur de les laisser abandonnés à leur sort. Le traitement que la tutelle leur a réservé est des plus condamnables ». Même son de cloche chez un représentant du Cnapest : «Je ne comprends pas à quoi joue le ministre de l’Education nationale qui, au lieu de répondre par des mesures palpables, s’est distingué par une indifférence criminelle. Aujourd’hui, nous sommes venus réclamer l’ouverture d’un dialogue sincère mais nous sommes tombés sur une sourde oreille». Pourtant, les enseignants ne demandent que leurs droits : «Les revendications des contractuels sont simples, claires et précises», at- il dit. Et de regretter : «C’est inconcevable qu’après tant d’années d’exercice dans le corps enseignant, Benbouzid leur instaure l’obligation de passer un concours afin qu’ils soient réintégrés dans la profession. C’est un argument qui ne tient point la route. Le ministre n’a qu’à revoir sa copie, le cas échéant, il en assumera l’entière responsabilité d’autant que la situation est au plus mal». «Et si l’on sait la détermination qui anime les grévistes, qui ne comptent pas lâcher du lest, tout porte à croire que le dénouement n’est pas pour demain. Le ministre, en sa qualité de premier responsable du secteur, a tout intérêt d’intervenir pour y mettre le holà et sauver par- là même des vies humaines en danger de mort», a indiqué également un syndicaliste. Il est à noter enfin, selon un enseignant que nous avons pu joindre au téléphone, qu’«une délégation de l’association des parents d’élèves aurait rencontré Benbouzid pour lui transmettre la fameuses lettre de revendication. À l’heure où nous mettons sous presse, aucune information ne nous a été donnée sur l’issue de cette rencontre.

Amokrane Hamiche

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 الشروق اليومي

كل الأجور المتأخرة للأساتذة سيتم دفعها قبل نهاية أوت

بن بوزيد: « ما يطلبه الأساتذة المتعاقدون مستحيل»

ليلى شرفاوي

كشف وزير التربية الوطنية أبو بكر بن بوزيد، أمس، أن 80 بالمائة من الأساتذة المتعاقدين، البالغ عددهم 40 ألف أستاذ، أودعوا ملفاتهم واجتازوا مسابقة التوظيف التي جرت، أمس وأول أمس، على المستوى الوطني. مضيفا، أن المسابقة هي الحل الوحيد بالنسبة للأساتذة المتعاقدين، لأن قانون الوظيف العمومي الصادر في 2007 يفرض على جميع الوزارات بما فيها وزارة التربية الوطنية إخضاع الموظفين في القطاع العمومي للمسابقات.

وأكد الوزير في تصريحات للصحافة، على هامش حفل تكريم الطلبة المتفوقين، بأن »سنوات الأقدمية في المهنة بالنسبة للأساتذة المتعاقدين ستؤخذ بعين الاعتبار في المسابقة، كما أن السنوات التي قضوها في قطاع التربية كأساتذة متعاقدين تؤخذ بعين الاعتبار في التقاعد كذلك»، وأضاف: »ماذا يطلبون فوق كل هذا«.

 وشدد وزير التربية قائلا: »المسابقات تنظم من قبل المديرية العامة الوظيف العمومي ولا تتدخل وزارة التربية إلا في تحديد عدد المناصب التي يحتاجها القطاع، لأن هذه المسابقة ليست مفروضة فقط على قطاع التربية بل على جميع الوزارات، والقطاعات بموجب الأمر الصادر في 2007، المصادق عليه من طرف غرفتي البرلمان ولا نستطيع تجاوزه أو تجاهله أو خرقه... وما يطلبه الأساتذة المتعاقدون يستحيل تحقيقه، ولهذا أقول للأساتذة المتعاقدين المضربين عن الطعام لا تضيعوا وقتكم أكثر، وصحتكم أولى من أي شيء آخر، نحن هنا لمساعدتهم ولكن القانون يطبق على الجميع، بما في ذلك وزارة التربية، لا نستطيع أن نقوم بين ليلة وضحاها بإلغاء مسابقة منصوص عليها في قانون مصادق عليه من طرف البرلمان، ما يطلبه الأساتذة يتطلب إما تعديل قانون الوظيف أو خرقه وكلاهما مستحيل، وأضاف الوزير »الملف مفصول فيه، ومطوي نهائيا ولا مجال للنقاش«.

أما بخصوص الأساتذة الذين لم يتلقوا أجورهم منذ عدة أشهر، فقد أكد بن بوزيد بأن كل الأجور المتأخرة سيتم دفعها للأساتذة قبل نهاية شهر أوت، مضيفا »من له يوم واحد متأخر سيتلقاه قبل نهاية أوت«.

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صوت الأحرار:

دفع الأجور المتأخرة للأساتذة المتعاقدين قبل نهاية أوت
كشف وزير التربية أبو بكر بن بوزيد أن 80 بالمائة من الأساتذة المتعاقدين شاركوا في مسابقة التوظيف أمس وأول أمس عبر مختلف ولايات الوطن، وقال إن "سنوات الأقدمية في المهنة بالنسبة للأساتذة المتعاقدين ستؤخذ بعين الاعتبار في المسابقة، متسائلا لا أفهم ماذا يطلبون أكثر من هذا؟"، واصفا مطالب الأساتذة المضربين بأنهم "يطلبون المستحيل" وأضاف "أطلب منهم أن لا يضيعوا وقتهم أكثر". س.ب

أكد وزير التربية الوطنية أبو بكر بن بوزيد أمس خلال حفل تكريم خص به 203 طالب متفوق في شهادة البكالوريا لسنة 2008 من ولايات وسط البلاد أن النتائج المتحصل عليها في شهادة البكالوريا لسنة 2008 ليست جيدة من حيث الكم فقط إنما من حيث النوعية أيضا بما أن 36 بالمائة من الناجحين تحصلوا عليها بتفوق، مذكرا أن نسبة النجاح الوطنية بلغت 19ر53 بالمائة، وقال إنه لو تم الاعتماد على الإنقاذ كما جرت عليه العادة خلال السنوات الفارطة لبلغت نسبة النجاح 73 بالمائة، كما أضاف وزير التربية الوطنية أن رئيس الجمهورية أمر بتوقيف المنح الدراسية في الخارج بالنسبة للطلبة المتفوقين في البكالوريا لأنه لاحظ أن المتفوقين الذين يكرمون بمنح للدراسة في الخارج لا يرجعون إلى الوطن. أما بخصوص الدخول المدرسي المقبل فقد قال بن بوزيد بأنه سيكون استثنائيا هذا العام لأن عددا كبيرا من التلاميذ سيلتحقون بالتعليم المتوسط، في وقت ما تزال العديد من الهياكل القاعدية الموجودة قيد الإنجاز غير جاهزة بعد، مضيفا "لدينا الآن حوالي 300 مؤسسة تربوية تم استلامها، وبقي أكثر من 120 مؤسسة تربوية لم نستلمها بعد، منها 100 سنتسلمها في شهر أكتوبر المقبل، والباقي سنستلمها متأخرة ولكن سنتدارك الأمر". وفي تطرقه لموضوع الأساتذة المتعاقدين والإضراب عن الطعام الذي يشنه عدد منهم أوضح الوزير أن 80 بالمائة من الأساتذة المتعاقدين شاركوا في مسابقة التوظيف أمس وأول أمس عبر مختلف ولايات الوطن، وقال إن "سنوات الأقدمية في المهنة بالنسبة للأساتذة المتعاقدين ستؤخذ بعين الاعتبار في المسابقة، كما أن السنوات التي قضوها في قطاع التربية كأساتذة متعاقدين تؤخذ بعين الاعتبار في التقاعد كذلك"، وأضاف " ماذا يطلبون فوق كل هذا مؤكدا أن المرسوم المتضمن قانون الوظيف العمومي يفرض على جميع الوزارات بما فيها وزارة التربية الوطنية إخضاع الموظفين في القطاع العمومي للمسابقات، وهو قانون مصادق عليه من طرف غرفتي البرلمان ولا يمكن خرقه أو تجاهله، ولهذا فإن ما يطلبه الأساتذة المتعاقدون يستحيل تحقيقه، وأقول لهم لا تضيعوا وقتكم أكثر، وصحتكم لأن صحتكم أولى من أي شيء آخر" كما أكد بن بوزيد بأن كل الأجور المتأخرة في قطاع التربية للأساتذة سيتم دفعها قبل نهاية شهر أوت، مضيفا "من له يوم واحد متأخر سيتلقاه قبل نهاية أوت".

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Le Jour d’Algérie 

Sit-in des contractuels

Les parents d’élèves solidaires avec les enseignants

Les revendications des enseignants contractuels ont été transmises hier au ministère de l’Education nationale à l’issue du sit-in tenu le même jour devant son siège, mais qui a été empêché d’être poursuivi jusqu’au bout. «Une délégation parmi les protestataires venant de plusieurs wilayas a été reçue au ministère et ce sont tous les espoirs qui s’y raccrochent» nous explique le chargé de communication au niveau du syndicat national des contractuels.

Le mouvement de protestation des contractuels marqué par  une grève de la faim qui en est à son 17e jour a enregistré la solidarité de plusieurs autres syndicats autonomes et de la fédération nationale des associations de parents d’élèves qui a pris l’engagement de prendre en charge la transmission des doléances des contractuels au ministère.

Cette marque de sympathie reste «très importante pour nous, puisque nous avons à nos côtés  les parents d’élèves qui ont su comprendre nos doléances. Ils nous ont exprimé leur solidarité et conviction quant à la légitimité des revendications que nous n’avons pas cessé de défendre». Des partis politiques tels que le  FFS, RCD, PT, Nahda, PST et autres CCDR et CNLS étaient représentés à ladite manifestation. A souligner que les contractuels qui observent leur mouvement de protestation  au niveau du siège du SNAPAP redoutent le pire quant à l’état de santé des grévistes. Hier, une enseignante a été evacuée «dans un état comateux» vers l’hôpital Zmirli, apprend-on auprès des grévistes.

Pour toute réaction de la tutelle, seul un communiqué diffusé le jour du concours de recrutement des enseignants a été enregsitré. Le communiqué transmis avant-hier par  le ministère de l’Education a indiqué que le concours national de recrutement d’enseignants constitue «une opportunité pour les enseignants contractuels d’accéder à la titularisation».

Les auteurs du communiqué ajoutent qu’«à la veille du déroulement du concours national de recrutement d’enseignants, et qui comporte pour cette année l’ouverture sans précédent de 27 000 postes budgétaires dont 14 000 sont destinés à l’enseignement moyen», le ministère de l’Education nationale «tient à réitérer, en direction des enseignants suppléants exerçant à titre de contractuels, que les pouvoirs publics leur offrent une opportunité inégalée d’accéder à la titularisation, selon la loi».

Les grévistes rencontrés sur place  rappellent leur position sur cette question : «Le concours est destiné aux nouvelles recrues et nous occupons déjà des postes sur lesquels il suffit de nous titulariser» ont-ils expliqué.

Par Fatima Arab

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L’Expression 

ILS SONT VENUS SOUTENIR LES GRÉVISTES DE LA FAIM
La police charge les enseignants
 

«C’est par la voie du dialogue et de la sagesse que les problèmes se règlent, pas avec cette brutalité», a souligné M.Bererhi représentant le Ccdr.

Le sit-in prévu hier devant le ministère de l’Education nationale à El Mouradia, en soutien des enseignants contractuels qui sont à leur 18e jour de la grève de la faim, n’a pas eu lieu. Des dizaines de représentants appartenant à des partis politiques... et de l’intersyndicale (CLA, Cnapest, Satef, Snte, Snpme, Snapap et le Cnes), ont été empêchés par les forces de l’ordre de réussir leur mouvement de protestation. Des femmes, des filles de tout âge ainsi que les représentants syndicaux ont été malmenés, tabassés par les éléments de la sécurité présents sur les lieux.
En dépit de leur insistance, les syndicalistes ont été également empêchés de déposer au ministère de la tutelle, une lettre commune où l’ensemble des syndicats appellent le gouvernement à l’ouverture du dialogue. Un dialogue qu’ils souhaitent démocratique.
Présents sur les lieux, les journalistes et photographes voulant accomplir dignement leur mission ont subi le même sort. Un photographe d’un quotidien national ainsi qu’un représentant du CLA ont été embarqués. «Oui, je suis haggar. Retourne chez toi sinon je te casse la gueule», lance à-tue-tête un policier s’adressant à une femme représentant la société civile.
De la violence verbale- des qualificatifs terribles ont été entendus- à la violence physique, les policiers ont tout fait pour que le mouvement de protestation initié n’ait pas lieu. «Que le gouvernement intervienne. C’est inconcevable de laisser des enseignants dans un état pareil. Une situation qui est tout prés du danger de la mort», a déclaré à L’Expression M.Brerhi, porte- parole du Comité des citoyens pour la défense de la République(Ccdr). En tirant à boulets rouges sur la «brutalité» dont ont fait preuve les policiers dépêchés sur les lieux où a lieu le sit-in, M.Bererhi a souligné que c’est «par la voie du dialogue et de la sagesse que les problèmes se règlent, pas avec cette brutalité.» Et d’appeler les pouvoirs publics à s’impliquer pour l’ouverture du dialogue.
Interrogé sur le «mauvais» choix de la date de ce sit-in - les établissements scolaires sont en vacances - M.Bererhi répond sans tergiverser. «Le mouvement aurait connu un engouement important s’il s’était tenu durant l’année scolaire. Cependant, les enseignants ont préféré ce moment pour ne pas perturber la scolarité des écoliers. Un vrai geste de sagesse», reconnaît le représentant de la Ccdr. «On est solidaires avec ces enseignants qui ne réclament que leurs droits les plus élémentaires. On est là et on va jusqu’au bout. Il faut mouiller les maillots...», poursuit-il.
Quant à M.Rabia, président du comité de soutien aux enseignants grévistes, il précise que d’autres groupes se trouvant à Alger, ont suivi le même mouvement. «On ne veut pas se réunir dans une même place», a-t-il ajouté. Représentant le mouvement démocratique et social (MDS) du feu El Hachemi Chérif et auquel un hommage commémoratif du 3e anniversaire de sa mort sera rendu jeudi à Alger, M.Chentouf, résume ses mots et estime que le sort réservé aux enseignants «est impensable». Dans un autre contexte, il s’interroge avec ironie sur l’absence des représentants de certains partis démocrates. Reprenant la parole, M.Bererhi précise que l’introduction de la démocratie à l’école ne doit aucunement se faire en bastonnant les enseignants.

Fouad IRNATENE

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EL WATAN

Sit-in hier des enseignants contractuels

Les manifestants matraqués

Sale temps pour les enseignants ! », s’est exclamé hier un citoyen qui venait d’assister à une scène des plus révoltantes et rebutantes. Oui, le spectacle n’était pas digne d’une Algérie qui se dit respectueuse de son élite.
 

Hier, les enseignants contractuels ont été malmenés et brutalisés, des représentants de partis politiques, d’organisations syndicales et des photographes maltraités, bousculés et empêchés de travailler par des policiers déchaînés, venus en force disperser la foule. Une foule composée de représentants de syndicats autonomes tels que le Satef, le Cla, le Snapap, le Cnapest, des représentants du FFS, du MDS et du CCDR, et également des représentants de la société civile. Un dispositif de sécurité impressionnant a été déployé pour quadriller toute l’avenue menant au ministère de l’Education nationale.

« dégagez d’ici ! »

Les manifestants se sont donné rendez-vous à hauteur du lycée Descartes et n’ont pu malheureusement bouger de cet endroit, vu l’acharnement des policiers qui ont reçu pour ordre d’empêcher quiconque de rejoindre le département du doyen des ministres. Des casques bleus et des policiers en civil ont usé de tous les moyens pour remballer les contestataires. « Dégagez d’ici, ou alors je vous embarque tous au commissariat », a lancé à l’égard des manifestants un policier en colère. Ce dernier a donné ordre à ses éléments de disperser tout le monde. « La donne et les instructions ont changé maintenant, je ne ménage personne, renvoyez ces gens chez eux, je ne veux plus d’attroupement », a lancé l’officier à ses agents. Ces derniers exécutent. Des syndicalistes ont alors tenté d’expliquer aux policiers que leur manifestation était pacifique et qu’il s’agit là d’une ultime tentative de renouer le dialogue entre les grévistes et la tutelle. « Nous ne voulons pas d’affrontement, nous aimerions juste nous rendre au ministère pour demander à M. Benbouzid d’ouvrir des négociations avec les enseignants contractuels », expliquent les membres de la délégation. Mais, imperturbables, les policiers repoussent les manifestants et leur demandent avec insistance de vaquer à leurs occupations. « Vous, les femmes, rentrez chez vous. Ne nous rendez pas la tâche difficile. Vous seriez mieux dans vos cuisines », a suggéré un policier aux enseignantes.

« LÂCHEZ-MOI, JE NE SUIS PAS UN TERRORISTE »

Le ton monte des deux côtés et les policiers décident de passer à l’acte en arrêtant de manière honteuse deux enseignants affiliés au CLA. « Lâchez- moi, je ne suis pas un terroriste », crie l’un d’entre eux. Conduits au commissariat, les deux syndicalistes ont été relâchés. Cette situation a laissé perplexes les personnes qui ont fait le déplacement pour apporter leur soutien aux manifestants. « Les policiers ont fait dans l’excès de zèle », fait remarquer un enseignant. M. Brerhi, du CCDR, a tenu à dénoncer ces agissements. « Il y a danger de mort, est-ce que les hauts responsables ne se rendent pas compte de cette situation. Il faut donc engager un dialogue avec les concernés pour trouver une solution. On ne cherche pas d’affrontement, c’est une action pacifique. Les policiers ont reçu des instructions, veut-on le pourrissement ? », s’est interrogé Brerhi qui ne comprend pas « comment un ministre qui veut introduire la démocratie dans l’école algérienne autorise le passage à tabac des enseignants qui ne revendiquent qu’une entrevue avec lui ? », regrette-t-il. Le représentant du MDS qualifie d’incorrect le comportement des pouvoirs publics qui, d’un côté, permettent aux familles de disparus de manifester dans la rue et, de l’autre, empêchent les enseignants d’observer un sit-in. Addad du FFS n’est nullement surpris par l’attitude des autorités, qui veulent « achever » les grévistes. Ces derniers estiment qu’après cette tentative de médiation, tous les recours seront permis, y compris celui de saisir les instances internationales pour trouver une solution. « Nous n’avons rien à perdre. Lorsque vous ne percevez pas votre salaire pendant trois ans, vous êtes déjà mort. Lorsque vous travaillez pendant quatorze ans et qu’on vous met à la porte sans aucune argumentation valable, il y a un problème et un problème sérieux. C’est de l’ingratitude ! », lance avec rage un enseignant contractuel. Le combat des enseignants contractuels « est une étincelle qui risque rapidement de devenir un brasier », a averti M. Saadali du Satef. Les grévistes ne comptent pas baisser les bras : « Nous irons jusqu’au bout d’autant plus que nous sommes déjà morts. » Cette phrase nous renseigne sur l’état d’esprit des grévistes.


Par Nabila Amir

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LE SOIR D’ALGERIE

 Actualités : SIT-IN DE SOUTIEN AUX ENSEIGNANTS GRÉVISTES
Les manifestants violemment réprimés

 

 

Il était 13 heures 45 lorsque le rassemblement pacifique organisé par solidarité avec les enseignants contractuels a dégénéré. «Les données ont changé», a crié un officier en direction de ses éléments, donnant ainsi l’ordre de «nettoyer» le trottoir.
Nawel Imès - Alger (Le Soir) - Qui a donné instruction aux forces de l’ordre de s’acharner sur les manifestants ? Pourquoi ont-ils toléré leur présence dans un premier temps avant d’user de la matraque ? Maîtrisant mieux l’art de manier cette dernière que celui des négociations, les policiers en tenue et en civil ont sans ménagement traîné sur plusieurs mètres les manifestants. Des femmes et des hommes ont été bastonnés, bousculés, insultés sous prétexte qu’aucun rassemblement n’est toléré. Tout a commencé aux alentours de treize heures lorsque des dizaines de personnes ont commencé à affluer vers le siège du ministère de l’Education pour prendre part au rassemblement initié pour soutenir les contractuels en grève de la faim. Sans surprise aucune, un important dispositif leur barre le chemin. Toutes les issues menant au département de Benbouzid ont été quadrillé. Les manifestants ont été contenus sur le trottoir faisant face au lycée Descartes. Un autre groupe est bloqué plus loin. La situation semble pourtant à ce moment-là maîtrisable. Des membres du comité de soutien aux grévistes négocient avec les policiers pour qu’une délégation soit autorisée à se rendre au ministère pour déposer une lettre dans laquelle ils interpellent Benbouzid. Abdelhak Brerhi du CCDR, des représentants du MDS, du FFS, de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, des conseillers d’orientation, des représentants du CLA assistent aux négociations. Ils sont venus réaffirmer leur soutien aux grévistes qui entamaient hier leur 17e jour de grève de la faim. Ils étaient loin de s’imaginer que le regroupement serait réprimé avec autant de violence. Obéissant aux ordres de leurs supérieurs, des policiers, tous grades confondus, ont tabassé sans discernement les manifestants. Les ordres étaient clairs : personne ne devait accéder au ministère de l’Education. Au moment où les négociations semblaient enfin porter leurs fruits, c’est l’escalade. Après avoir donné leur accord pour enfin laisser passer le président du comité de soutien et le porte-parole du Cnapest, délégués pour déposer la requête au niveau du ministère, les forces de sécurité ont visiblement reçu l’ordre de les empêcher d’y accéder. Les deux syndicalistes ont eu le temps de faire quelques mètres avant d'être repoussés. «Ils disent que personne ne peut nous recevoir au niveau du ministère», déclare dépité le porte-parole du Cnapest. Le ton était donné. Les policiers pouvaient alors exécuter les ordres. Des enseignants qui ont tenté de brandir des pancartes ont été bousculés, malmenés. L’un d’entre eux a été poussé à terre, piétiné par des policiers qui n’avaient qu’un seul souci : disperser les manifestants. Perdant leur sang-froid, les policiers ont pris pour cible les journalistes et les photographes qui n’ont pas échappé aux représailles. Notre collègue d’ El-Watan et celui de la Dépêche de Kabylie ont fait les frais de cet acharnement. Leur matériel a été tout simplement confisqué alors que le photographe de la Dépêche de Kabylie a été interpellé et conduit au commissariat. Témoins gênants de cette violence inouïe, les journalistes ont été sommés de quitter les lieux. Ne réussissant manifestement pas à disperser les manifestants, les forces de l’ordre ont tout simplement traîné puis carrément porté les «meneurs». Les représentants du CLA qui ont été ciblés ont fini par atterrir au commissariat. Ce n’est qu’après un incroyable déferlement d'insultes et de coups que se sont finalement dispersés les manifestants. Pendant ce temps, une délégation composée de représentants de l’Union des associations de parents d’élèves tentait de jouer aux médiateurs. Son président a déclaré hier avoir accepté ce rôle pour ouvrir une brèche et mettre un terme au bras de fer qui oppose Benbouzid aux enseignants contractuels. La médiation a malheureusement échoué. Au ministère de l’Education, on a indiqué aux membres de l’association qu’il «n’y avait personne ». C’est ce que confirme M. Mebarki à la tête de la délégation. Une attitude qui renseigne sur le traitement réservé à la question des contractuels. Enfermé dans sa logique, le ministre du secteur refuse toute prise de contact avec les grévistes, préférant «communiquer » par le biais de ses conseillers qui véhiculent toujours le même message : pas de titularisation sans concours. Un concours discrédité et dénoncé par les enseignants qui y ont pris part. Peut-on, en effet, se contenter d’un entretien de deux minutes pour décider du sort des enseignants ? C’est, pourtant, ce qui s’est passé au moment où 45 contractuels livrent une véritable bataille pour rester en vie. Après 17 jours de grève de la faim, leur état de santé s’est gravement détérioré. Il ne se passe plus un jour sans que beaucoup d’entre eux ne soient évacués vers l'hôpital. Qu’attend le gouvernement pour prendre enfin une décision politique ? Peut-être, un drame qui, au fil des jours, semble inévitable...
N. I.

 

LIBERTE

Le rassemblement des enseignants vacataires tourne à la bastonnade

Grévistes de la faim et journalistes tabassés par la police
Par :Nabila Afroun
 

Imperturbables, les pouvoirs publics refusent de revoir leur position. Pis, les enseignants venus en médiateurs ont été interpellés et tabassés lors du sit-in d’hier. Les syndicalistes dénoncent ce comportement qu’ils ont qualifié d’irresponsable.

Les enseignants contractuels, notamment les syndicalistes et des membres de la société civile, qui espéraient jouer les médiateurs entre le ministère de l’ةducation nationale et les grévistes de la faim, ont vite déchanté. Ils ont subi la foudre des éléments de la Sûreté nationale lors de leur tentative de sit-in tenu à hauteur du département de Benbouzid. Un dispositif de sécurité, considérablement renforcé paradoxalement au nombre de contestataires. Boucliers à la main, prêtes à intervenir, les forces de l’ordre étaient postées devant le lycée Bouamama. Une trentaine de syndicalistes est arrivée sur les lieux du rassemblement. Alors qu’ils protestaient, pacifiquement, contre le mutisme du ministère de l’ةducation qui refuse toujours d’ouvrir le dialogue avec les enseignants contractuels en grève de la faim depuis 18 jours, ils ont été empêchés d’accéder au siège de la tutelle pour déposer leur demande de dialogue au bureau d’ordre du ministère. Deux enseignants, dont un syndicaliste du CLA, ont été interpellés puis frappés violemment pour donner l’exemple à ceux qui seraient tentés de procéder de la même. Les manifestants ont été bousculés, malmenés puis bloqués une centaine de mètres plus bas du siège de la tutelle, où ils ont tenu leur sit-in qui aura duré même pas une heure.  “C’est fini, rentrez chez vous et mourez de faim ! Les portes du ministère sont fermées, il n’y a personne pour vous recevoir !”, hurle un policier en excès de zèle. La tension monte d’un cran, le climat se chauffe devant ces propos violents, indignes et les dérapages des agents de l’ordre. C’est reparti pour une autre série de matraquages devant l’œil scruteur des automobilistes et des passants. Ils se sont même pris à la presse nationale qui est venue couvrir l’événement. Des confrères ont été bousculés et leurs matériels ainsi que leurs papiers ont été également confisqués. “Partez, les données ont changé ! Ne restez pas ici !”, crie un autre policier en civil qui venait de recevoir un coup de fil. Les données ! Que voulait-il dire par cette phrase ? Faisait-il allusion à des directives qu’il aurait reçues par téléphone de sa hiérarchie ? Quelques minutes après, les contestataires ont été dispersés par la brigade antiémeutes. Ni les deux syndicalistes du Conseil national de l’enseignement contractuel affilié au Snapap, encore moins les médiateurs des associations n’ont pu déposer leur demande de dialogue au bureau d’ordre du département de Benbouzid. Ils sont repartis, déçus, la mort dans l’âme par la réaction qu’ils ont qualifiée d’“irresponsable” de la tutelle qui campe toujours sur ses positions. “Nous voulons simplement négocier et casser le silence. Nous sommes l’élite de la société, n’est-il pas possible de nous traiter avec plus de respect ? Faut-il que quelqu’un meure pour que Boubekeur Benbouzid réagisse ?”, s’interroge un enseignant contractuel. Des membres de la société civile, présents lors du rassemblement, ont dénoncé également le mutisme du gouvernement concernant le bras de fer entre les grévistes de la faim et l’administration de l’éducation nationale. “Rien n’a changé, nous sommes ici en solidarité avec le mouvement des contractuels. Nous n’espérons pas une action de la part d’un ministre qui joue à la sourde oreille”, s’indigne un membre d’un parti politique. Entre-temps, l’état de santé des grévistes de la faim se dégrade en l’absence d’une prise en charge médicale et d’un soutien psychologique. Plusieurs grévistes ont été évacués d’urgence à l’hôpital, d’autres souffrent en silence, mais ils ont décidé de continuer leur combat. “Nous ne suspendrons pas notre grève de la faim tant que nos revendications ne seront pas satisfaites. Nous n’avons pas choisi la mer pour mourir, nous avons décidé de nous priver de nourriture plutôt que de vivre dans des conditions indignes”, avait observé, mardi dernier, un enseignant contractuel en grève de la faim, lors d’un point de presse.

Nabila Afroun

 

 

 

 

 

 

 

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