المجلس الوطني المستـقـل لأساتذة التعليم الثانوي و التقني

Conseil  National Autonome des Professeurs de l'Enseignement Secondaire et Technique

 

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 جريدة البلاد  31 أوت  2008  : أساتذة التعليم الثانوي والتقني يطالبون بـأجر 10 ملايين سنتيم

  حدد المجلس الوطني المستقل لأساتذة التعليم الثانوي والتقني معدل 10 مليون سنتيم كراتب شهري لأساتذة التعليم الثانوي والتقني، وذلك بالنظر إلى بعض المتغيرات التي طرأت على الوضع الاجتماعي والتضخم الذي إمتص كل الزيادات المسجلة في الأجور مما انعكس سلبا على القدرة الشرائية للموظف عموما وأستاذ التعليم الثانوي والتقني خصوصا·

   تأسف نوار العربي المنسق الوطني للمجلس للوضع غير المريح الذي يعيشه أساتذة التعليم الثانوي والتقني في ظل تماطل وزارة التربية الوطنية في إيجاد حلول سريعة للوضع، ملمحا إلى دخول اجتماعي ساخن ملئ باحتجاجات عمال قطاع التربية، حيث قال نوار العربي إن الوصاية مدانة للأساتذة بفارق كبير في الأجور إذا اطلعنا إلى الزيادة في أسعار المواد الغذائية 1990 و2000  والتي بلغت 8.14 مرة في الوقت الذي كان متوسط أجرة الأستاذ في تلك السنة لا يتجاوز 4500 دج، أما في سنة 2000 فكان سقف أجرة الأستاذ لا يتعدى  16000دج، وعليه يقول المتحدث: كان من المفروض أن يتضاعف راتب الأستاذ بـ8.14 مرة حتى يتماشى وظاهرة التضخم على الشكل التالي: 36620= 8.14*4500دج · أما بين سنتي 2000 و2008 فيتبين أن الأسعار تضاعفت بـ 2.78 مرة مما يستدعي تحيين الأجور بالنسبة نفسها، وبالتالي كان من المفروض أن يكون الأجر المتوسط للأستاذ سنة 2008 كالتالي: 2.78*36620=101812  دج، وبالتالي فإن التغيير الذي طرأ في هذه السنة 2008 لا يفي بالتطلعات المادية لحياة شريفة للأستاذ ذلك ما يستدعي تبني نظام المنح والتعويضات لتغطية هذا الفارق·

كما طالب المجلس في الوثيقة التي هي بحوزة '' البلاد'' بوضع ميكانيزمات آلية في سياسة الأجور تجعل من قيمة النقطة الاستدلالية تتزايد بزيادة التضخم، مع فتح نظام التعويضات وإشراكه في عملية التفاوض حول مضمونه العمل على توفير السكن للأستاذ تحديد التقاعد بعد 25 سنة من العمل مع إعادة النظر في نظام مع وضع استراتيجية علمية لإدماج الأساتذة المتعاقدين الحاليين وحل مشكل التعاقد بصفة نهائية· إلى جانب ذلك، أدرج المجلس الوطني المستقل لأساتذة التعليم الثانوي والتقني ضمن المطالب المتخذة  كتوصيات خرج بها المؤتمر الوطني الأول للنقابة الذي انعقد يومي 10و11 جويلية المنصرم· وتبعا لما تمخضت عنه أشغال أيام التكوين النقابي لفائدة منسقي الولايات بداية شهر أوت بسوق الإثنين ببجاية ، الإفراج عن القانون الخاص بعمل قطاع التربية الوطنية في أقرب الآجال وتجسيد منحة الأوراس التي قدم الوزير بشأنها وعودا بحلها·

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Liberté : 31/ 08 / 2008

Si le ministère de l’éducation continue à faire la sourde oreille

Le Cnapest menace de perturber la rentrée scolaire

Par : DJAZIA SAFTA
 

“Si le ministère de l’éducation nationale continue à faire des retenues sur salaires de manière automatique sur les jours de grève, on se retrouvera dans l’obligation de durcir notre mouvement en optant pour le boycott des cours”. C’est ce qu’a déclaré M. Nouar Larbi, secrétaire général du conseil, dans un communiqué. Après les menaces de la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, du Snapap et de la FNTE d’une rentrée sociale mouvementée, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) s’y met aussi. Le Cnapest ajoute ainsi sa voix à celle des autres syndicats, et adhère au mouvement de boycott pour la rentrée scolaire. Après analyse de la situation, le Cnapest est sorti avec des résolutions, à savoir : réévaluation du salaire qui devrait atteindre les 10 millions de centimes. Ce chiffre est calculé par rapport au taux d’inflation que connaît le pays. Le syndicat a revendiqué la mise en place des mécanismes pratiques dans la politique salariale pour que la valeur du point indiciaire augmente avec la hausse de l’inflation, et l’application de la loi du statut des fonctionnaires du secteur de l’éducation dans les plus brefs délais, ainsi que la réouverture du dossier du régime indemnitaire et la participation du Cnapest à la discussion sur son contenu, la retraite après 25 ans de service, le respect des lois pour résoudre les conflits et les libertés syndicales et la suppression du décret gouvernemental qui va à l’encontre de la constitution et les lois de la République algérienne… Ils demandent aussi le respect des libertés syndicales, et des lois qui régissent le pays, et les lois internationales signées par l’Algérie dans le domaine syndical. Le Cnapest insiste également sur le fait d’améliorer le secteur de l’éducation nationale, et d’ouvrir le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes pour trouver des solutions adéquates aux problèmes une fois pour toute.

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Le Soir d’Algérie le 14 Aout 2008

METTANT À NU LES SYSTÈMES DE RÉMUNÉRATION DE NOTRE PAYS
Le Cnapest exige un salaire de 100 000 dinars pour les enseignants du secondaire

Le Cnapest (Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique) revendique désormais un salaire moyen de 101 812 DA pour les professeurs de lycée.
Ce montant est calculé à partir de la corrélation des évolutions entre 1990 et 2000 et entre 2000 et 2008 des prix de 15 produits alimentaires de première nécessité dont la semoule, le lait, l’huile, le sucre, la viande blanche. C’est ce qui ressort des résultats de quatre journées d’études organisées du 4 au 8 de ce mois à Souk-El-Thénine, dans la wilaya de Béjaïa, en direction des coordinateurs de wilaya et des membres de la direction nationale du syndicat. Pour le Cnapest, qui dénonce, dans un communiqué de presse, le retard mis pour la finalisation du statut particulier – M. Benbouzid aurait fait la promesse pour fin juillet, l’augmentation des salaires sera la requête essentielle des prochaines batailles syndicales. «Elle sera dorénavant la base de nos revendications », affirme Boudiba Messaoud, membre de l’exécutif et chargé de l’information et de la communication du Cnapest. L’exigence d’une forte revalorisation des salaires, d’aucuns, notamment les syndicaux du pouvoir, la qualifient de démagogique voire farfelue. Cependant, au vu des arguments avancés par les syndicalistes autonomes, cette revendication répond à la nécessité de réduire les écarts énormes entre d’une part les revenus des enseignants du secondaire et leur pouvoir d’achat. De plus, la loi 04/08 portant orientation de l’éducation nationale, qui considère à l'avenir que le secteur éducatif est producteur de l’intelligence, est un autre argument entre les mains des syndicats autonomes.
Huit années de retard dans l’évolution des salaires à combler
Pour le Cnapest, la récente augmentation salariale consentie par le gouvernement n’est que de la poudre aux yeux. Et il ne manque pas d’arguments pour étayer ses allégations. L’atelier chargé par le conclave de Souk El Thénine à cet effet, a élaboré une étude comparative argumentée. A la lecture des chiffres contenus dans cette étude, il ressort que dans le meilleur des cas, le salaire perçu par un professeur de l’enseignement secondaire en 2008 devait être celui perçu en 2000. d’après les conclusions contenues dans cette étude comparative, le salaire moyen d’un enseignant était de 4 500 DA en 1990 et il a atteint au maximum 16 000 DA en 2000. Or, les prix des produits alimentaires ont été multipliés durant cette même période par 8,14. Défenseur de l’indexation des salaires sur le taux d’inflation, cette organisation syndicale estime que le salaire d’un enseignant en 2000 devait être de 36 620 DA et, tenant compte de la multiplication entre 2000 et 2008 des prix de ces produits alimentaires par 2,7802, il revendique par conséquent, un salaire de 101 812 DA (36 620 DA x 2,7802). Questionné sur les capacités financières du pays et l’inflation qui découlerait d’une éventuelle forte augmentation des salaires, M. Boudiba pense qu’elle touche particulièrement les pays nord-africains et ne sera pas maîtrisée à court et moyen terme. «Notre pays dispose normalement d’importants moyens financiers. Dans le cas contraire, il y a donc des problèmes économiques majeurs qui se posent au pays. Il appartient à tous les acteurs socioéconomiques de s’asseoir autour d’une même table pour un dialogue fécond afin de dégager des solutions globales pouvant mettre le pays dans le sens d’un progrès réel», affirme-t-il.
Un système indemnitaire pour combler les écarts
Pour combler le déficit en matière de salaire, le Cnapest préconise l’instauration d’un système complémentaire au salaire. Il a élaboré, à cet effet, une plate-forme de revendications. Dans cette liste, il propose 17 points qui seront touchés par ce système indemnitaire. On découvre trois sortes d’indemnités variant entre 1 500 et 30 000 DA. Il y a les indemnités fixes et constantes : compensations de documentation (7 000 DA) allocations familiales (1 500 DA par enfant), salaire unique ou femme au foyer (10 000 DA), en second lieu, on y inclut les primes évolutives : prime de rendement, de transport, de nuisance, de logement, de transport et de restauration. Le syndicat demande également des indemnités ponctuelles notamment la veille de la rentrée scolaire (indemnité de scolarité, 5 000 DA par enfant), prime des fêtes religieuses (30 000 DA) ou pour les femmes en congé de maternité.
La forte taxation des produits de première nécessité fustigée
Dans leurs conclusions à l’issue des travaux de l’atelier consacré à la question salariale, les syndicalistes présents au conclave de Souk El Thenine ont fustigé la forte taxation des produits et services de première nécessité. «Le simple citoyen est soumis à pas moins de 30 taxes», déplore M. Boubida qui estime que les fonctionnaires sont les meilleurs pourvoyeurs d’argent à l’Etat par le biais des impôts sur les salaires et diverses taxes des produits qu’ils consomment.
                                                                         Abachi L
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